BMW C Evolution : l’électrique c’est fantastique !

Le C Evolution électrique au banc d’essai de Lui

Premier scooter électrique issu d’une grande marque, le C Evolution doit faire date dans l’histoire de la mobilité électrique. Dûment casqué, Lui a pris les commandes de ce gros frelon à l’abdomen vert fluo, disponible en concessions depuis quelques semaines, (pratiquement) silencieux et annonçant 100 km d’autonomie. Suffisant pour le sacro-saint bouchon-boulot-dodo ?

Premier coup d’œil

La systématisation du déplacement électrique, donc sans émission de CO2, arrive à grand pas. BMW, côté voiture, dispose déjà d’une paire de solutions (nous avions essayé, ici, l’hybride citadine i3) et propose aujourd’hui le C Evolution, premier scooter électrique de la marque. En blanc (seule couleur au catalogue), on retrouve les lignes fluides et l’équipement du scooter thermique 650 GT. Un classique.

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Votre expérience de l’électrique se résume à quelques tours de caddy de golf ou un bout de nuit pluvieuse en autolib ? Le C Evolution est parfaitement différent. Forcément.
En plus de la « lame » de diodes illuminant l’avant en plein jour, seuls les flancs vert fluo, déjà présent sur le prototype, distinguent de prime abord l’engin du reste des scooters traditionnellement noir ou gris. De gabarit similaire et aussi lourd (265 kg), le C Evolution semble être un scooter « ordinaire » avec une grosse selle confortable, de la place pour accueillir les grandes (ou nos petites) jambes et de quoi cacher un casque. Vu comme ça, c’est un simple scooter ‘béhème’ avec son guidon, une poignée qui tourne (la droite) et deux freins. Où est l’astuce ? Il faut s’approcher et tourner la clé pour découvrir une instrumentation intégralement numérique, et en couleur, qui dévoile quelques informations inédites sur un scooter « normal ». En selle. L’expérience commence maintenant.

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Premier coup de poignet

Ça pousse. Fort.

Passée la surprenante absence de bruit au « démarrage », seul le crissement des gravillons sur les pneus confirme que la machine avance. Tournez la poignée à fond et vous allez comprendre tout l’intérêt d’une motorisation de ce type, en plus de l’absence d’émission de CO2. Ça pousse. Fort. Accompagné d’un sifflement rappelant une turbine de turboréacteur, le scooter file déjà vite en ville en exploitant les 47 ch/35 kW délivré par le moteur une fois à pleine puissance (en quelques microsecondes). Le couple, fixé à 72 Nm, classe ce C Evolution dans la catégorie des gros scooters citadins, version 600 cc. Facile d’emploi, bien équilibré, l’objet se glisse dans la circulation aussi simplement que n’importe quel scooter. Mais en silence.

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Sous une pluie battante, nous quittons les feux tricolores (nous sommes partis en tête à chaque fois, quelle accélération !) pour tester le dynamisme du C Evolution. Il s’avère largement compétent dans un environnement purement routier, affichant une superbe rigidité en courbe. Nous « poussons » à 120 km/h, limite électronique imposée par la machine : il pourrait clairement aller plus vite. Remercions l’antipatinage qui évite les glissades de l’arrière : il faut s’habituer à cette accélération électrique, autrement plus immédiate qu’avec n’importe qu’elle moteur fonctionnant à l’énergie fossile.

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