La Tesla S à l’essai : rencontre du 3° type

Tesla nous propose une Model S à l’essai pendant 24 heures et, parce qu’il est indécent de décliner une telle invitation, nous acceptons forcément…
Alors on se met sur notre 31, direction Gennevilliers, un jour de grève RAPT : inutile d’insister sur notre motivation.

Révolutionner l’industrie en réinventant le futur de l’automobile, tel était le pari d’Elon Musk en fondant Tesla Motors en 2003. On peut dire que le pari est (de loin) relevé, la marque est sidérante, la technologie embarquée fascinante. La Model S, c’est un peu la DeLorean de Retour vers le Futur : « Quitte à voyager dans le temps au volant d’une voiture, autant en choisir une qui ait de la gueule ! ». Tesla nous transporte dans le futur et nous, on est comme des gosses…

À bord de l’OVNI et avant de prendre la fuite, il est d’abord question de comprendre comment fonctionne l’engin. Loin d’être une simple voiture, elle se situe à mi-chemin entre le jouet et la machine futuriste, un délire d’artiste.
 
Tesla S P85+

Délire d’artiste

D’abord, son écran central, le « Touchscreen » qui réduit quasiment à néant tous les boutons de commande, à l’exception des Warnings et de l’ouverture de la boîte à gants. 44 cm pour naviguer d’un bout à l’autre de la voiture, gérer l’intégralité de ses fonctions : la clim’, le GPS (Google Maps et carte 3G intégrée), l’accès Internet, la direction, la hauteur de caisse, la récupération d’énergie au freinage, la charge programmée et c’est pas fini, même l’éclairage de l’habitacle ou l’ouverture du toit ouvrant au pourcentage près… Intuitif et réactif, sa taille extravagante le rend inédit dans ce contexte.

Décollage immédiat, juste le temps de régler nos appareils en Bluetooth et l’accès à nos musiques. La playlist du jour ? Guts, de Paradise for All. L’humeur est à l’altruisme.
 
Tesla modèle S 85+

Assis au volant. Est-ce bien nécessaire de préciser que la Tesla est un concentré de confort… ? Dans le doute, quelques exemples comme l’entrée sans clé, le capteur de détection du siège conducteur pour la fonctionnalité de démarrage/arrêt (en d’autres mots, si vos fesses ne sont pas confortablement installées sur le siège, le moteur reste à l’arrêt), la caméra de recul HD, la colonne de direction électrique télescopique et inclinable, le contrôle automatique de la climatisation avec paramètres de température de zone double, réglages de la distribution de l’air et recirculation, deux ports USB. Vous en voulez encore ? L’intérieur de cette 5+2 (2 places supplémentaires dans le coffre) est en cuir et alcantara, le son sort par sept haut-parleurs de 200 Watts… bref, le pied.

Bon, passons aux choses sérieuses. En parlant de pied, c’est d’abord sur le frein qu’il faut le poser pour démarrer la voiture et engager la fonction Drive, avant de le coller au plancher. Comme par miracle, sans toucher quoi que ce soit, la voiture démarre, dans le silence abyssal d’une 100% électrique. Roadbook : Bercy et ses quais, pour les prises de vue.
 
Tesla S

On nous avait prévenus, on vous le confirme, l’accélération surprend. Non, l’accélération nous scotche, au sens propre comme au figuré. Même une AMG ne réagit pas aussi instantanément, aussi instinctivement. Le moteur électrique permet une disponibilité de la puissance dans sa totalité et la Tesla rivalise sans aucun problème avec une Ferrari. Avec un 0 à 100 km/h en 4,4 secondes sans aucune déperdition, on se sent comme aspiré… C’est carrément génial, complétement délirant.

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