L’essai Ford Mustang : voyage dans le temps à 250 km/h

1964-2015 : 51 ans de Mustang

Symbole de force, synonyme de grosses cylindrées, de chevaux sous le capot, d’huile de moteur et de gomme sur le tarmac, la Mustang est à elle seule la quintessence masculine, l’incarnation suprême de la virilité. Enfin presque… car revenons un instant sur l’histoire de la voiture et cassons momentanément le mythe. Heureusement, nos ceintures sont attachées car la nouvelle va secouer comme une turbulence soudaine dans un ciel bleu.

Ford Mustang à l'essai

© Ford

Le saviez-tu ? La muscle car de référence, dopée à la testostérone, n’avait pas pour première intention de séduire les gros costauds comme vous mais plutôt leurs douces. Eh ouais, qu’on le veuille ou non, à l’origine, la Mustang était destinée à la ménagère américaine de moins de 50 ans. Crazy ? Absolutely, but true

En 1964, quand la première Mustang est exposée au showroom, le brief des vendeurs Ford cible exclusivement les femmes. La « main idea » était de débiter des arguments de chocs genre : « la Mustang, le meilleur atout de la femme » ou encore « la Mustang, le meilleur argument pour trouver un mari, voire pour le garder ! » On appréciera aussi à sa juste valeur l’accroche publicitaire restée dans l’histoire : « And suddenly there was a new gleam in her husband’s eye »« Et soudain, une étincelle s’illumina dans le regard de son mari »

L'essai Ford Mustang

© Work and Play

Mais rapidement, la firme de Détroit retrouve ses esprits et nous aussi. On se réconforte les uns les autres en évoquant l’image de la Mustang, radicalement masculinisée dans les nombreuses productions hollywoodiennes : Goldfinger en 1964, Bullit en 1968, Diamonds are Forever en 1971, Gone in 60 seconds en 1974 et 2000, Drive en 2011… la belle américaine se fait chevaucher par un paquet de super héros, de Steve McQueen à Sean Connery, en passant par Nicolas Cage ou Ryan Gosling… les beaux gosses font des courses poursuites sur les routes américaines, l’honneur est sauf.

En France, réputation french lovers oblige, son image est plus synonyme de cavalcades amoureuses, pour preuve le duo Birkin/Gainsbourg et leur plantade dans un platane à cause de quelques « langues » au volant de la Ford Mustang ou les scènes cultes, suprême du romantisme à la française du film de Claude Lelouche Un Homme, Une Femme en 1966.

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