Audi R8 V10 Plus : orgasmique !

La Audi R8 V10 à l’essai

Lui reprend la route, cette fois-ci à bord de la supercar signée Audi, direction Valence pour un road trip de 48 heures dans les Gorges de l’Ardèche. À défaut de circuit, on va chasser les grives. Ça tombe bien, la chasse est ouverte.

Jamais Audi n’avait encore proposé un modèle aussi performant que cette version de la R8 V10 Plus. La seconde génération de la super sportive nous fait basculer dès le premier regard. Esthétiquement, ses lignes racées, incisives nous tapent dans l’œil et lorsqu’elle prend la parole, le son nous saisit, nous excite. Il va y avoir du sport.

Sexy, un brin agressif, au premier regard le coupé fascine et lorsqu’on s’intéresse aux chiffres, la tête nous tourne : 610 ch, 560 Nm, 330 Km/h, un 3,2 secondes pour atteindre les 100 km/h, 1 454 kg (soit 50 kg de moins que la précédente version), bref allégée et surexcitée, la belle assure grave !

Essai Audi R8 V10 route

© Audi

Sa puissance s’exprime dans un premier temps au travers de ses traits. Large, basse, musclée, de profil les Sideblades donnent le ton, les lignes fluides et plongeantes trahissent sa férocité.

Les décibels montent à l’accélération, ça pétarade à la décélération, symphonie mécanique.

De face, son large capot, sa calandre Single Frame en imposent, ses optiques effilées lui donnent un air particulièrement félin. À l’arrière, sans fausse pudeur, son moteur en position central s’exhibe aux yeux de tous, majestueux. Il nous incite immédiatement à prendre place aux commandes du bolide.

Mais la R8 n’est pas là pour faire illusion, avant le départ, un petit debrief s’impose pour apprivoiser la machine, histoire de savoir tout ce qu’elle a à nous donner. À bord, on a vraiment l’impression d’être au volant d’une voiture de course, sensation amplifiée par deux sièges baqués et ce bouton qui nous fait de l’œil, celui de la sortie d’échappement sport pour une sonorité encore plus bestiale !

Essai Audi R8 V10

© Audi

Presser le bouton de démarrage est un véritable shoot, mélange d’endorphine et de dopamine, un cocktail explosif qui vous envoie directement dans le kif. Elle nous laisse sans voix tandis que son V10 s’exprime. Les décibels montent à l’accélération, ça pétarade à la décélération, symphonie mécanique, on écoute sagement et on se la ferme direct. Aucune bande-son ne nous accompagnera durant l’essai. Place au son, le vrai, le pur, celui du moteur, enivrant…

Ceintures bouclées, roadbook mémorisé, il est grand temps de la mettre à l’épreuve. Derrière ses airs de dominatrice, la R8 se révèle d’une docilité surprenante et s’adapte sagement aux différentes situations de conduite. En ville, elle se laisse diriger comme une citadine. Les décibels montent à l’accélération, ça pétarade à la décélération, symphonie mécanique. La boîte double-embrayage S-Tronic à 7 rapports s’ajuste le plus naturellement du monde à la vitesse. Poussée dans les virages, parfois serrés, des Gorges de l’Ardèche, la belle reste en totale maîtrise.

Comparable à un costume sur-mesure de grand couturier, la R8 V10 s’adapte à la perfection au conducteur. La voiture et le pilote ne font qu’un. Osmose et plaisir absolus, ce coupé est impressionnant, addictif. Seul bémol s’il en faut un, sa fonction Stop and Start : non mais, quelle idée de vouloir la faire taire ! Franchement !

Moteur 5.2 FSI 

Puissance : 610 ch et couple de 560 Nm à 6 500 tr-mn 

Boîte de vitesses S-tronic 7 

0 à 100 en 3,2 secondes, 0 à 200 en 9,9 secondes
Vitesse maximum : 330 km/h 

Émissions de CO2 : 287 g/km 

Consommation : 12,3 l/100 km 


Prix : 199 000 € hors malus.

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