Quand la planche devient sexy

L’érotisme est un art qui s’exprime sous différentes formes. Dans des films, dans des publicités et même sur des planches de skate ! Rencontre avec le photographe Marian Sell, qui a eu l’idée d’associer deux univers que tout oppose.

Lui.fr : Quand as tu fait ta première fois avec la presse de charme ?
M.S :
Ma première publication dans la presse de charme était dans le S-magazine, il y a environ 2 ans. C’était une expérience très importante pour moi de découvrir qu’il y a un public qui apprécie mon travail. D’une certaine manière, cette publication m’a aidé à me libérer, à développer mon style dans les projets qui ont suivis.


Lui.fr : Où trouves-tu les modèles que tu shoot ?
M.S :
j’ai commencé à travailler avec des modèles que je rencontrais lors de mes séances de photos promotionnelles. Pour shooter des femmes de façon érotique, il y a une relation de confiance primordiale à avoir entre un mannequin et son photographe.
Dans le cas des planches de skate, j’ai demandé à Daniel (le mari de Lais) de se joindre à nous sur le plateau, afin que Lais soit totalement détendue lors de la séance photo.

« Pour shooter des femmes de façon érotique, il y a une relation de confiance primordiale à avoir entre un mannequin et son photographe »


Lui.fr : Pourquoi associer planche et érotisme?
M.S :
Quand nous étions jeunes, avec mon ami d’enfance Benji, nous étions obsédés par le skate. Je me suis toujours demandé comment associer cette passion avec ma seconde passion, la photographie érotique. Ce projet répond à cette problématique !

Lui.fr : Fais-tu ça uniquement pour séduire les filles ?
M.S :
(Rires) – non, je ne veux pas être assimilé à ce genre de photographes. Quand je regarde à travers mon appareil, je suis concentré sur « mon travail ». C’est seulement le projet terminé, lorsque je m’éloigne de la caméra que je réalise l’intensité de certaines scènes !

Lui.fr : Qui achète tes planches? Les skateurs les utilisent-ils vraiment ?
M.S :
Ces planches ne sont pas disponibles à la vente. J’en ai produit 120 au total (dix par modèle). Mes amis et moi même les utilisons pour faire du skate, elles sont de très bonnes qualités. Parfaite pour les rues brutes de NYC. Mais majoritairement, elles finissent accrochées sur un mur.
Je pense produire prochainement une 2e édition destinée cette fois à la vente. J’ai déjà beaucoup de demandes, c’est très encourageant.

Lui.fr : Enfin, ton « truc » pour faire LA bonne photo?
M.S :
bonne question ! Selon moi, c’est avant tout le travail d’équipe.
En tant que photographe, il faut beaucoup de temps et de travail pour construire une équipe de professionnels qui comprennent où tu veux aller avec ta photographie. Parfois tous les ingrédients se rencontrent par magie, et le final est exactement comme tu l’avais imaginé.

Lais Oliveira Skateboards in slow motion by Marian Sell from Marian Sell on Vimeo.

Photos: Marian Sell
Model: Lais Oliveira
Styling: Chloé Badawy
Hair: Tony Kelley
Makeup: Yinna Wang
Set Design: Tom Wyman

Retrouvez tous les projets de Marian Sell, sur son site officiel

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