Les filles vues par… Simon Bolz

En road-trip avec le photographe Simon Bolz

À bord d’une Mustang ou au bord d’une piscine, Simon Bolz n’oublie jamais ses belles. Perpétuellement sur les routes, il navigue entre la beauté féminine et l’imperfection naturelle. Lui a voulu rencontrer cet homme qui capture le charme des femmes sans pour autant les dénaturer.

Lui. Comment avez-vous commencé ?
Simon Bolz.
À l’université, je passais mon temps à vouloir faire de la photo. Durant les heures de dessin où les modèles posaient, j’étais très attentif… Non pas parce que les filles étaient nues ! (Rires). Cependant mes illustrations lors de ces séances étaient marquées par une élégance et une pureté unique, que je ne pouvais retranscrire ailleurs. Après avoir été diplômé à l’Academy of the Visual Art, j’ai voulu transposer cela dans mes photos. En 2006 j’ai fantasmé sur des séries de clichés nus racontant des histoires. J’ai abouti mon premier projet durant cette année là. J’ai ensuite collaboré avec de nombreux médias comme Lion Magazine, Prinz ou encore Playboy Deutschland.

Qu’est-ce que vous préférez photographier ?
Les femmes et l’attraction de leur charme.

Mia à Fuerteventura

© Simon Bolz

Pourquoi voulez-vous uniquement photographier des femmes ? 
Je m’incline devant leur côté espiègle. Au-delà de ce premier argument, j’apprécie lorsqu’elles se livrent dans mes clichés. Je crois qu’il y a des moments intenses où deux êtres ressentent une interaction. Durant mes shoots je m’efforce de capturer cela pour le plaisir de mon auditoire pendant mes expositions.

C’est un peu du voyeurisme ! Non ?
Oui ! On peut dire ça… Ces shootings reproduisent une atmosphère très privée. On a l’impression de faire partie de l’intimité de la modèle. En prenant les photos dans des lofts, au bord de la plage ou d’une piscine, on a la sensation d’avoir eu une invitation à passer du temps avec elle. Mes photos tentent de cristalliser une intensité émotionnelle.

Dans le monde de la photographie on cherche souvent la perfection. Cependant on remarque que vos photos sont très légèrement retouchées. Pourquoi avoir fait ce choix ?
Beaucoup de photographes, notamment les Russes, retouchent leurs photos en supprimant le moindre défaut sur l’image. Au final on se retrouve devant une photo sans chaleur humaine, on ne voit que la « beauté parfaite ». Dans le réel tout ça n’existe pas ! Je ne veux pas créer une utopie en masquant la vérité avec des artifices. Je pourrais supprimer tous les défauts de mes modèles, mais elles y perdraient tout leur charme.

Deepest Black from Simon Bolz on Vimeo.

Les couleurs marquent la plupart de vos séries photos, comme dans Luckyfully ou encore Rhythm Division. Vous expliquez que ces nuances font transparaitre la grâce féminine. Pourquoi avoir voulu passer au noir et blanc avec Deepest Black ?
Chaque coloris caractérise une émotion et un environnement. C’est pour cela que je travaille la plupart du temps mes photos en couleurs. Pour Deepest Black j’ai créé une atmosphère plus sombre en amplifiant le côté brut du désir. C’est pour cette raison que la modèle prend des poses plus évocatrices et plus provocantes. Néanmoins je ne suis ni provocateur, ni dénonciateur. J’aime simplement montrer la beauté naturelle des femmes.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?
David Bellemère et Carlos Nunez sont pour moi les références actuelles. Ils savent jouer avec la lumière et les différentes couleurs. Sur chacune de leurs photos les modèles sont resplendissantes.

On peut voir d’après vos clichés que vous voyagez beaucoup. Pourquoi prendre des photos entre Paris, Francfort ou encore Ibiza ?
J’essaie de créer un autre univers pour chaque série de photos. L’ambiance du studio m’empêchait de créer des atmosphères différentes. Je prends une voiture et je pars à la recherche de paysages. Après cela j’ai l’habitude d’étudier le cadre, l’atmosphère ou bien encore la lumière avant de commencer le shooting … Crocodile Candy en est l’exemple parfait. La villa était très lumineuse, selon les heures, les images pouvaient donner un rendu totalement discordant. Cependant je voulais une maison des eighties avec une piscine de l’époque avec des bords arrondis. Je souhaitais avoir une ambiance très rétro. Le moindre objet à l’intérieur me rappelait cette période révolue que j’ai pu connaître pendant ma jeunesse.

Après avoir fait un tour dans le passé de quelle façon allez-vous approcher vos futurs thématiques ? 
Je ne sais pas encore … On vit dans un monde de surabondance où tout est accessible en quelques clics. Je veux juste donner plus de reliefs et de fond à mes photos.

Pour découvrir l’ensemble du travail de Simon Bolz, rendez-vous sur son site en cliquant ici.

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