Les filles vues par… Jean Pierrot

Un photographe, des filles… La beauté

Ne vous y trompez pas : Jean Pierrot n’est pas français, mais croate. Son nom vient simplement de sa passion pour Jean-Luc Godard… Et son héros Pierrot le Fou. Célébrons donc ensemble les lignes de hanche

« J’ai commencé par quitter le lycée… »

Du haut de ses vingt ans, Jean Pierrot nous a tapé dans l’œil pour son travail pop, joyeux, coloré et super carré. Lui ne perdant pas la moindre occasion de faire plus ample connaissance avec un expert photographique, surtout s’il est spécialisé dans le Nu féminin, il a bondi sur l’occasion d’interviewer ce jeune amoureux de Venise, de Londres et de l’Asie du Sud-Est, mais aussi de la Sicile, de Paris, de Los Angeles… et des filles. Un authentique globe-trotter prêt à bouffer le monde et à en célébrer la beauté à chaque respiration.

Jean Pierrot photo sexy

© Jean Pierrot

Quand et comment avez-vous décidé de devenir photographe professionnel ?
Avant de me mettre à la photo, je faisais de la musique, et un ami du groupe m’a un jour offert l’appareil photo de son père. Puis, tout s’est passé assez au hasard, je dois dire, jusqu’à aujourd’hui : j’ai commencé à travailler dans la production, dans les bureaux d’un très bon ami. Initialement je me consacrais à ses projets de design mais, quand son premier client photographe s’est présenté, tout a enfin trouvé sens.

C’était quoi, votre groupe ? Quel style ?
De fait, je n’avais pas vraiment d’idée en tête comme « devenir photographe »… J’aime la musique, j’aime la peinture… Ce qui revenait, c’est que je me sentais un peu à l’étroit, enfermé dans une boîte, condamné au travail commercial… Alors j’ai préféré quitter le lycée et j’ai commencé à travailler comme graphiste, puis avec des copains nous avons créé un label de musique. On faisait tous de la musique électronique, on était très fans du style développé par Ed Banger… Ce qu’on faisait n’avait rien à voir, mais c’était une forte inspiration pour nous… On était comme un collectif, on pouvait par exemple faire de la musique pour un autre, qui ferait du graphisme pour le site d’un troisième… On réalisait de petites vidéos, des clips…

C’est très « digital native », tout ça ! Vous avez à peine 20 ans, vous touchez à tout, vous voulez vous réaliser, vous avez beaucoup voyagé…
Ah… Oui, je me pose des questions, parfois, sur cette notion de « digital native »… En fait, l’enjeu, c’est de trouver sa propre place dans cette ère digitale. Par exemple, pour ce qui concerne les réseaux sociaux, je n’aime pas poster une photo, dans le but de recueillir l’avis d’une audience… Ça ne m’intéresse pas. C’est très pratique pour la promotion, pour informer sur son activité et ses actualités, mais tout autre usage prend vraiment trop de temps.

Les filles sexy vues par Jean Pierrot

© Jean Pierrot

On peut passer une journée entière sur Facebook, sans avoir rien fait pour autant. Le bon côté, c’est d’avoir des nouvelles de partout, différentes, mais enfin, dans l’ensemble, ça rend tout le monde un peu idiot. Ça fait passer à côté des choses importantes, de la diversité du monde. Par ce biais, nous devenons les marionnettes des célébrités.

Qui ou que préférez-vous photographier ?
Des situations naturelles, la nature humaine ou des gestes qui, saisis en une fraction de seconde, amplifient l’idée qui est la mienne.

Qu’est-ce qui vous inspire ? (Photographes et autres…)
Les sentiments, surtout, mais parfois les modèles aussi, bien sûr. Et puis, d’une manière plus générale… ce qui nous rappelle le passé peut être vraiment très beau. Je pense que c’est parce que le temps filtre toute la merde. C’est donc plus facile de revenir à une époque dégagée de toutes ses variables, qui a survécu aux modes et en découvrir l’esthétique merveilleuse dont on se souvient et qu’on admire.

Qui ou que rêvez-vous de photographier à l’avenir ?
La Une de Lui ! Mais aussi faire des films et des livres. En ce qui concerne les filles, Giza Lagarce est une vraie beauté, et je vais bientôt pouvoir la photographier. Sinon, comme ça, je pense à Delilah Parillo, qui est magique, Hailey Clausen, Luma Grothe…

Un conseil pour les photographes débutants ?
Oh, d’un photographe à l’autre, ça ne marche jamais ce genre de conseils. Si ça se trouve, tous les photographes qui se sont préoccupés de me donner des conseils sont des gens que je déteste. Disons que j’ai le plus grand respect pour les gens qui créent, à partir de leurs sentiments, quelque chose d’intemporel et de beau. Si vous faites ça, je vous aimerai ! D’un autre côté, je n’ai que 20 ans, donc…

Retrouvez Jean Pierrot sur son site ou suivez-le sur Instagram.

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