Hedy vue par… Olivier Zahm

Olivier et sa muse sont dans une revue…

Nous vous avions déjà parlé de Morena, une revue de photo espagnole lancée l’an dernier, et dont chaque numéro est consacré, en une monographie, à la relation entre un photographe et un modèle avec laquelle il aime particulièrement travailler.

Cette revue célébrant la nudité artistique et la beauté féminine vient d’ouvrir les pages de son dernier numéro à un photographe bien connu des lecteurs de Lui, Olivier Zahm. Le fondateur de Purple et photographe récurrent, dans nos pages, de la rubrique « La Fille de la porte d’à côté » a pour l’occasion passé une longue séance à immortaliser la beauté subtilement coquine de la mannequin Hedy. Comme d’habitude, la série photo est entrecoupée d’une interview entre le modèle et le photographe, interview ici réalisé par le journaliste et auteur Haydée Touitou.

revue érotique Morena

© Morena

Haydée Touitou. Olivier Zahm, que signifie le mot « Morena » pour vous ?
Olivier Zahm.
Je n’ai pas pensé beaucoup à ce titre à dire vrai… J’ai cru comprendre que la signification de Morena, c’était de célébrer une fille, célébrer sa sensualité, son énergie. « Morena » veut dire « brunette », c’est ça ? Une fille hot et sexy. La seule chose à laquelle j’ai pensé, ça a été de choisir une brune plutôt qu’une blonde.

Haydée Touitou. Hedy, vous connaissez le sens de ce mot.
Hedy.
Oui, c’est comme « brunette« . C’est assez drôle d’ailleurs, parce que je suis de Miami, c’est comme être super-Espagnole. Je ne suis pas Espagnole mais comme j’ai grandi à Miami, je me sens familière de cette culture, d’une façon assez étrange… Et je crois que j’ai un physique assez latino… Mes fesses, par exemple. C’est marrant, vous savez : à Miami, les mecs n’aiment que les filles avec des gros seins et des bonnes fesses… !

Haydée Touitou. Quel souvenir avez-vous de la séance ?
Olivier Zahm.
Quand il n’y a qu’une seule séance… C’est OK, mais ça veut dire que vous n’aurez pas le temps de faire vraiment connaissance avec la personne. Au bout d’une séance de trois heures, vous commencez tout juste à vous connaître. J’aime travailler seul. Pas d’assistant, pas de coiffeur, pas de maquilleuse. Donc d’une façon ou d’une autre, quelque chose de plus intime, de plus personnel, va forcément arriver. Quelque chose se passe, c’est obligé. Quand on est six ou dix à travailler, c’est impossible. Même à deux ou trois. Même un assistant, ça change l’état d’esprit de la séance.

« Peut-être ai-je tort, mais je ne prépare rien ou presque… »

Hedy. Chaque séance a été différente. Même s’il n’y avait qu’Olivier et moi, pas d’assistant, pas de coiffeur, pas de maquilleuse, pas de styliste… C’était à chaque fois vraiment différent, en termes d’émotions.

Olivier Zham. Donc, je n’aurai plus jamais d’assistant. Je porte moi-même mes affaires, ma valise pleine de matos et je fais les photos, tout simplement. C’est ce que j’ai fait avec Hedy. Je l’ai photographiée trois fois, une à Los Angeles et deux à New York. Chaque fois, seulement durant quelques heures. Trois heures environ. Deux ou trois heures de séance, c’est comme un cycle. On peut toujours « shooter » plus mais un après-midi, ou une soirée, c’est suffisant !

Haydée Touitou. Comment travaille Olivier ?
Hedy.
Ce qui est original, c’est qu’il y a beaucoup de place accordée à l’imprévu. Il ne vous dit pas ce qu’il faut faire. Il veut plutôt que vous soyez telle que vous êtes vraiment, pour pouvoir capturer cela. Souvent, les photographes vous disent exactement ce qu’il faut faire, ou ils ont une idée très précise en tête. Avec Olivier, il a une idée en tête, mais une idée un peu générale, sur le style de l’ensemble, sûrement pas une idée précise de ce à quoi ça devrait ressembler. Donc, c’est assez intéressant, parce qu’il faut lui faire confiance.

Olivier Zahm. Il est très rare que je commence une séance avec d’autres images en tête, avec des références visuelles. Je ne pense pas de cette façon-là. Je ne suis pas des idées, ou des mood boards… Je ne montre pas une autre photo à mon modèle en lui demandant de poser comme ceci ou comme cela, ou de faire quelque chose en particulier… Ça peut être utile, mais ce n’est pas ma façon de faire. J’aime que l’inspiration vienne de la personne. Bien entendu, j’essaie de pousser dans une certaine direction, parfois… Mais seulement en fonction de ce que la personne m’a d’abord donné. Peut-être ai-je tort, mais je ne prépare rien ou presque. Tout vient de la relation, de mon état d’esprit personnel sur le moment, celui de l’autre personne, ce que nous voulons ce jour-là, ce qui nous passe par la tête… La photographie, c’est comme un évasion sans plan d’évasion. Il faut juste se débrouiller pour avoir une bonne lumière, faire les bons réglages sur l’appareil… Et ne pas oublier la carte mémoire. Ça m’est arrivé de l’oublier ! (Rires). Et certains appareils ne vous préviennent pas qu’il n’y a pas de carte dedans !

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