LA FILLE À ÉPINGLER. MARILYN PAR ARTSPER.

Elle fut une icône du cinéma américain dans les années 50. Elle est depuis une source d’inspiration inépuisable pour les artistes. Véritable symbole, son image rapporte encore environ 27 millions de dollars par an, plus de cinquante ans après sa mort. Pourtant, sa carrière est courte et peu de ses films ont connu un large succès. Comment alors expliquer le mythe, l’aura, le rôle de muse intemporelle que Marilyn Monroe joue encore aujourd’hui auprès des artistes ? Ce mois-ci, Artsper revient sur le lien si particulier entre le monde de l’art et la pin-up américaine.

"Marilyn", 1973, © Claude Guillaumin.

« Marilyn », 1973, © Claude Guillaumin.

Une beauté, une présence

Avant d’être actrice, Marilyn Monroe, qui s’appelle à l’époque Norma Jeane Baker, travaille dans une usine aéronautique militaire. C’est sur son lieu de travail qu’elle est repérée par des militaires, qui lui proposent de poser pour une campagne de l’armée. Du haut de ses 18 ans sa beauté ne passe pas inaperçue, et conquiert par la suite des magazines de pin-up. À la même époque, elle rencontre celui qui est le premier artiste à être fasciné par sa beauté, le photographe André de Dienes. Il capture Marilyn alors qu’elle n’a que 19 ans, cheveux naturels, et continue de prendre des clichés de la star américaine jusqu’à sa mort en 1962. C’est ainsi en premier lieu l’apparence physique qui attire les regards vers Marilyn Monroe. Toute sa vie, l’actrice joue un rôle de pin-up aux lèvres rouges et aux cheveux blonds qui font son succès, comme en témoigne la scène phare du film Sept ans de réflexion de Billy Wilder, où sa jupe se soulève au dessus d’une bouche d’aération du métro.

"Norma Jeanne", 1945, ©André de Dienes.

« Norma Jeanne », 1945, © André de Dienes.

"Seven Year Itch #", 2004, © Mimmo Rotella.

« Seven Year Itch # », 2004, © Mimmo Rotella.

Un paradoxe, un mystère

Toutefois, plus qu’une apparence, la personnalité et le paradoxe que Marilyn incarne ont également largement contribué à l’aura qu’elle possède encore aujourd’hui. Plusieurs fois mariée, maîtresse du président américain John Fitzgerald Kennedy, sa personnalité et sa vie intriguent. Son rapport à l’image lui aussi, est paradoxal. Si certains voient en elle l’incarnation d’une femme objet, belle et naïve, d’autres soulignent la maîtrise parfaite qu’elle avait de son image, et qui la rendait influente. Quoi qu’il en soit, son décès prématuré, en 1962, achève de construire le mythe Monroe. Disparue dans des conditions obscures à l’âge de 36 ans, elle devient une icône éternelle. Quelques mois après sa mort, l’artiste Andy Warhol fait de son visage une icône du pop art.

"Marilyn" 1967, FS II.25, 1967, © Andy Warhol.

« Marilyn » 1967, FS II.25, 1967, © Andy Warhol.

En transformant le visage de Marilyn Monroe en icône du pop art, Andy Warhol scelle définitivement le destin de l’icône à celui des artistes. Ses sérigraphies et ses peintures de l’étoile américaine connaissent un succès retentissant, au point qu’aujourd’hui, la Marilyn version Warhol est l’oeuvre la plus reproduite au monde. L’influence du pop art et de la pop culture, encore très présents aujourd’hui, font de Marilyn un motif à réinterpréter pour les artistes contemporains. Son visage est de tous les médiums : photographie, peinture, sculpture, street art… Prétexte à la recherche stylistique, au clin d’oeil ou encore au détournement, Marilyn n’en finit pas d’inspirer !

"Marilyn", 2017, © Flow.

« Marilyn », 2017, © Flow.

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