Vive le « no-design »

À part le classique bracelet porte-bonheur acheté sur la plage en Thaïlande en fin tardive d’adolescence, on n’est généralement pas fana des bijoux masculins. Or le bracelet brésilien, c’est quand même pas terrible. Allez, disons-le : c’est ringard et c’est moche ! Mais voici Le Gramme : des bracelets sobres et chic qui laissent intacte la virilité.

« Pour les hédonistes, les amoureux de la simplicité, les amateurs de détails et du travail noblement fait. »

En différentes tailles, ou plutôt différents grammages, ces bijoux masculins sont dotés des deux qualités essentielles à l’homme moderne : chic et sobre. Après le « 49g Or rouge » ou le « 33g Argent », Le Gramme sort ce mois-ci une nouvelle ligne d’argent noir, avant de consacrer son mois de juin à l’or jaune. De quoi donner de l’allure à vos poignets ! En moins de 2 ans, ces « rubans ouverts » en métaux précieux ont conquis les maisons les plus sélect à travers le monde : Colette, Franck et Fils, Opening Ceremony, Debonair, Mouky, The Store, on en passe.
 
de-biens-beaux-bracelets

Un concept élégant imaginé par Adrien Messié, 34 ans et un CV qui pèse : une carrière chez la « papesse du design » Andrée Putman, des soirées organisées dans les lieux les plus prestigieux de la capitale, et surtout un sens du beau bien poli. Rencontre.

Raconte-nous l’histoire du Gramme, comment t’es venue cette idée ?
Depuis 2 ans, j’avais envie de faire des bracelets très simples, de différentes largeurs. Un soir de juin 2012, j’avais crée les soirées Constructions au Palais de Tokyo, on m’a présenté Erwan Le Louër, créateur de la marque de bijoux éthique JEM (Jewellery Ethically Minded). L’idée lui a plu et nous avons lancé la marque en septembre. Une belle rencontre. Ensuite, tout est allé très vite, nous avons commencé à travailler avec un petit artisan dans le 18ème arrondissement de Paris, un personnage presque ésotérique qui a façonné devant moi les premiers rubans d’argent. À chaque fois, il me répétait cette phrase dont je me souviendrai toujours : « Adrien, il faut toujours partir d’un bon métal ». Au moment de le régler, j’ai dû payer le temps de façon et le grammage utilisé pour la confection de chaque bracelet. Le nom de la marque Le Gramme sonna comme une évidence.

D’où viens-tu ?
Je suis né à Lyon, et le berceau de ma famille se partage entre la Drôme et l’Ardèche. J’y étais encore pour le week-end de Pâques, je m’y sens tellement bien… Ces odeurs, ces couleurs, cette lumière si particulière et chaude en fin de journée… Heureux hasard, même si je n’y crois pas, Le Gramme produit ses bracelets en Ardèche, c’est un joli clin d’œil.
 

Or rouge 49g.

Or rouge 49g.

Un produit 100% Made in France alors, c’était important pour toi ?
Nous produisons dans l’un des bassins français de la bijouterie. Les mutations de marchés et la délocalisation ont considérablement essoufflé cette activité qui est en pleine restructuration. C’était une raison de plus pour être fier de soutenir le Made in France, d’autant plus quand tu es issu de cette région. Tu te rends compte de l’importance de tes convictions et de l’influence que peuvent avoir des choix stratégiques.

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