Créateurs : les nouveaux noms de la mode

Elles s’appellent Commune de Paris, Harmony et Olow et sont des marques de mode talentueuses, visionnaires et amatrices de collaborations artistiques. Collections léchées, idées libérées et fabrication respectueuse : rencontre avec ces enseignes qui posent des jalons dans la mode masculine.

Avec ces designers, on parle pulls et manteaux, mais pas seulement. Dans leur bouche, on entend « scripto iconique », « monochromatique » et « fantasmagorique », alors forcément on trouve des tee-shirts graphiques, des inspirations artistiques et des vestiaires pour dandys et anarchistes. Chez eux, la mode est belle et réfléchie. Portrait de trois marques françaises, plus près du luxe que des enseignes de distribution massive.
 
Commune de Paris 1871, insurrection en territoire masculin

La marque : « Commune de Paris 1871 » existe depuis 2009.

L’équipe : Alexandre Maïsetti et Sébastien Lyky, d’abord deux amis qui se sont connus par le graffiti. « On a participé à la décoration des murs parisiens pendant quelques années…« . Alexandre dessine silhouettes et patrons alors que Sébastien arrive en inspecteur des travaux finis et s’occupe de l’image de la marque. Ensemble ils dessinent les motifs, font fabriquer les tissus et repèrent les artistes avec lesquels ils vont collaborer. « On s’organise plus comme une nébuleuse que comme une marque en faisant travailler des gens sur plein de supports. »
 
marque française commune paris

Leur histoire : « L’idée était de monter un label avec une forte identité, plus large que du prêt-à-porter en ouvrant nos supports de création et en travaillant avec des illustrateurs, des graphistes et des marques qui ont d’autres savoir-faire. »

Les collections : « Le vêtement est le cœur de la marque, notre ADN. Il y a le prêt-à-porter avec des collaborations et une deuxième ligne Dimanches mais, au delà de ça, il y à tout un côté lifestyle vraiment transversal avec de la vaisselle en céramique (Astier de Vilatte), des gants (Maison Fabre), des montres (LIP). »
 
montre lip commune paris

L’inspiration : « Avec un nom pareil, on souhaitait parler d’une identité française, et plus particulièrement parisienne, qui symbolise l’insoumission. »

Collaboration artistique : « Depuis le début, on collabore avec des artistes et des graphistes. Sur cette collection printemps / été 2015, on a travaillé avec Artus de Lavilléon, un artiste et ancien roller skateur connu sur le parvis du Trocadéro il y a quelques années… Il nous a fait plusieurs pièces comme un short en toile de jouy revisité. On lui a demandé de travailler à partir de ce que La Commune de Paris lui évoquait et on obtient une certaine anarchie vue par un quadragénaire embourgeoisé ! »
 
short marque française

Short en coton imprimé signé Artus de Lavilléon, 145 €

L’homme Commune de Paris : « C’est un dandy pas forcément sage ; c’est une peu comme ça que l’on perçoit l’identité parisienne. À partir de l’événement La Commune de Paris, on a voulu jouer avec l’insurrection. »
chemisette française éthique

Chemisette légèrement cintrée 90% lin, 125 €

Fabrication : « On va chercher les tissus là où ils sont les mieux faits. Les lainages viennent d’Italie et d’Angleterre, les molleton et jersey, du Portugal ; la soie pour faire des carrés, de Lyon. La matière est un élément constitutif d’un vêtement et c’est ce qui nous différencie du prêt-à-porter de base avec leur qualité prêt à jeter ! Nos matières sont nobles et on essaye d’offrir un prix juste à nos clients. »

À venir : Depuis 6 ans, Commune de Paris est bien implanté en France et ailleurs. Japon, Corée, Liban, on en passe, les ventes à l’étranger représentent la moitié de leur chiffre d’affaire. À Paris, leur bastion, ils viennent d’ouvrir leur première boutique en nom propre, rue des Commines, dans le Marais.

Commune de Paris 1871, 19, rue Commines, 75003 ou en ligne.

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