Nabilla Benattia : « On va faire un buzz de ouf ! »

Et il t’a grondée, il t’a dit que t’avais déconné ?
Il m’a dit que ce n’était pas le chemin qu’il aurait aimé que je prenne mais il m’a dit qu’avec un rien j’avais réussi à créer quelque chose. Du coup il pouvait pas ne pas me féliciter pour ça.

Est-ce que cela a à voir avec la religion musulmane ?
Évidemment.

C’est-à-dire qu’il aurait aimé que tu sois voilée ?
Lui, sa femme est voilée. Elle a 25 ans. Et il fait la prière huit fois par jour.

Donc il était un peu choqué que tu t’exposes.
Moi, je suis l’inverse de ce qu’il souhaite pour une femme.

Et ta mère, elle est plus cool ?
Elle est chrétienne. Elle est plus détente.

Tu pourrais être une sorte de symbole de liberté pour les filles…
Figure-toi que je travaille sur un projet là-dessus. C’est un projet de cinéma.

C’est ton histoire ?
Non, pas forcément mon histoire mais celle de ces femmes. En fait il existe un mot pour toutes les phobies, comme par exemple : l’islamophobie. Mais pour la phobie des femmes, il n’y en a pas.

Si, il y a la misogynie.
J’aimerais lancer le mot « gynophobie », la phobie des femmes tu vois. Et on bosse là-dessus avec Lisa Azuelos.

C’est vrai que Lisa Azuelos est une cinéaste qui milite contre les mariages forcés.
Elle est à fond pour les femmes.
 

 
Elle avait fait un petit film là-dessus l’an dernier (14 Millions de cris). Avec Julie Gayet ! Je reviens sur ton enfance : à 15 ans tu étais dans les boîtes de nuit à Genève. Et là qu’est-ce que tu faisais ?
À la base, j’étais un peu garçon manqué, j’essayais de me protéger. Et à 15 ans je me suis mise à faire du mannequinat. Je suis partie en Corée du Sud, j’ai voyagé partout. Mais le mannequinat ne me plaisait pas car je n’avais pas envie d’être une fille avec un numéro. Ce qui me plaît dans la vie, c’est de me mettre en scène.

Nabilla, porte-parole d’une génération ?

C’est vraiment comme si tu avais envie d’exister. Le combat de ta vie, c’est d’être aimée.
Je veux réussir à me faire accepter en tant que telle. Je représente une certaine jeunesse aussi. Les jeunes dans la rue, ils sont tous comme moi. Peut-être pas tous, mais 80 % sont comme ça. J’ai envie d’être un porte-parole.

De représenter ta génération ?
À fond. Même si notre génération n’est pas aimée. Faut voir le bruit que ça a fait avec les Enfoirés. Les jeunes sont tout le temps persécutés.

Ça t’a énervée, cette chanson de Jean-Jacques Goldman où des gens de mon âge disent à des gens de ton âge de se bouger ?
Il a raison parce que c’est ce que disent les gens. Ils n’aiment pas les jeunes parce qu’ils les trouvent trop volatiles. Mais, à l’heure d’aujourd’hui, si on trouve d’autres stratagèmes pour ne pas travailler, pourquoi pas ?

C’est ça que je trouve très honnête dans ta démarche, c’est que t’as envie d’être connue, d’être bien fringuée, d’avoir du fric sans rien faire d’autre que… des selfies sur Instagram !
Tout le monde rêverait de le faire.

Ça ne me choque pas du tout.
Mais j’ai travaillé quand même ! Avant d’être chroniqueuse, j’ai eu ma propre émission à 18 ans, j’ai fait trois émissions de téléréalité, j’ai passé des castings, j’ai fait des parutions, des défilés. J’ai quand même fait des choses ! Des interviews et des plateaux télé, j’ai dû en faire un milliard. J’ai créé ma marque de vêtements qui me rapporte plus de 100 000 euros par mois. Si ça, c’est rien faire…

Mais tu es devenue célèbre pour une phrase, une seule phrase prononcée dans une émission de téléréalité en 2013. Je vais citer cette phrase mythique : « Non mais allô quoi, je ne sais pas si vous me recevez ? T’es une fille et t’as pas de shampoing, c’est comme si je te dis, t’es une fille et t’as pas de cheveux. » À l’époque il y a eu des débats dingues dans toute la France pour analyser l’impact justifié ou injustifié de cette phrase qui, personnellement, m’a beaucoup amusé. C’est plutôt bien écrit. Il y a quand même une idée. « T’es une fille et t’as pas de shampoing, c’est comme si je te dis, t’es une fille et t’as pas de cheveux », il y a une comparaison derrière. Alors que tous les gens ne retiennent que « Allô ». C’est une bonne vanne, quoi ! Donc je considère qu’ayant dit cette phrase, tu es un auteur, donc nous sommes confrères. Nous pouvons nous serrer la main.
(Rires.) OK ! Je suis très fière (Nous nous serrons la main comme deux chefs d’État venant de signer un traité de paix.)
 

 
Chère confrère, j’imagine que tu as été très surprise que ce soit cette phrase-là qui crée un méga buzz de porc.
(Rires.)

Un MBP !
Le serveur.
Voilà les ravioles de foie gras parsemées de truffe.
Et Napoléon aussi, il mangeait ça ?

Oui. Il y a du foie gras fondant à l’intérieur et de la truffe.
(Goûtant, l’air extatique.) C’est péché !

Tu aimes ?
(Gémissante.) Oh là là. J’ai mes tétons qui pointent !

(Rires.) Nabilla est en train d’avoir un orgasme culinaire, c’est embarrassant.
Mmm, c’est abusé, je te jure ! C’est porno.

(Rires.) Revenons à nos moutons. Tu as joué de ton attitude un peu bimbo dans ces émissions de téléréalité et j’ai remarqué que lorsque tu es arrivée chez Cyril Hanouna dans Touche pas à mon poste, tu t’étais énormément assagie.
J’ai grandi.
 

 
Est-ce que tout cela était naturel ou étudié ?
C’était naturel. Le problème avec moi, c’est que je grandis devant la France entière donc tout le monde me voit, c’est assez gênant.

Mais tu ne peux pas te plaindre parce que tu l’as voulu.
C’est vrai. C’est comme toi, tu vois un gâteau et tous les jours tu le veux, et quand tu le goûtes, il est bon mais il est un peu écœurant.

Il ne faut pas le manger tous les jours, c’est ça ?
Voilà !

Nabilla et le buzz

Est-ce que dans les premières émissions de téléréalité, il y a des choses que tu as faites que tu regrettes ? Je t’avoue que je ne les ai pas vues.
Tous ces trucs à poil…

Il y a eu des trucs à poil ? Merde, j’ai raté !
Mais non, pas comme dans « Adam et Ève ». En fait j’ai lavé des voitures en maillot de bain.

Mais c’est mignon, ça.
C’est cool mais bon, en France, ils ne sont pas très ouverts.

Je sais ! Là je me suis fait engueuler pour la couverture avec Virginie Ledoyen qui tient une chatte.
Elle est ouf, cette couverture. Ils ont pété un câble, ça passait partout, gros buzz.

Tu veux dire que j’ai eu un méga buzz de porc ?
(Rires.) T’es un ouf, je t’adore. Je vais dire ça maintenant : « Un buzz de porc. »

Est-ce que tu penses qu’on va faire un MBP avec cet entretien ? Plus qu’avec la chatte à Ledoyen ?
Honnêtement ça se vaut.

Je voudrais t’interroger sur ton côté volcanique. Tu as tendance à t’énerver un peu facilement. Je pense notamment à une scène filmée dans une rue de Miami où tout d’un coup tu as une altercation avec une fille. Est-ce que t’es quelqu’un qui s’énerve pour un oui ou pour un non ?
Pas vraiment. À la base, je me suis battue avec cette fille parce que, c’est vrai que j’ai ce côté bimbo mais j’ai aussi ce côté garçon manqué. Et ce soir-là j’étais bourrée, j’avais 19 ans et je suis partie 
en vrille totale.

Je sais plus ce qui s’est passé mais il y avait quelqu’un qui avait utilisé le mot « swag ». Mais c’est quoi ?
Il ne fallait pas l’utiliser. En fait la fille a dit que je n’étais pas swag.

Ce n’est pas très grave.
Si ! Pour moi c’est très grave. C’est comme si je te disais que tu ne sais pas écrire, ça te 
soûle tu vois. Moi je me suis dit qu’elle n’avait pas à me dire que je n’étais pas swag donc on s’est fritées.
 

 
Je n’ai pas l’impression que tu sois quelqu’un de dangereux. Je suis en train de dîner avec toi, il y a des couteaux sur la table et je n’ai pas peur. Est-ce que je devrais avoir peur ?
(Rires.) Non ! Tu n’as pas de souci à te faire de ce côté-là. Ça arrive que je m’énerve mais de là à être violente, non.

Après cette première altercation, tu as défilé pour Jean-Paul Gaultier, tu as fait des photos avec Patrick Demarchelier. Est-ce que tu es une fashion addict ?
Oui, j’adore !

Alors dis-moi quelles marques tu portes ?
Ce chapeau, c’est Margiela. Tu connais ?

Bien sûr.
Le débardeur c’est simple, et les bijoux c’est de Rita & Zia, une styliste. Le pantalon, c’est un cuir The Kooples et les chaussures c’est Giuseppe Zanotti, mon sac c’est un Saint Laurent et les lunettes Céline.

Un mannequin multimarques ! Donc en 2014 tu rejoins l’équipe de Touche pas à mon poste. Et tout allait bien.
La carrière allait bien.

Tu étais enfin sortie de la téléréalité, tu devenais une vraie chroniqueuse. En plus t’étais bonne ! Enfin pardon, pas au sens jeune mais au sens vieux du terme. Cyril Hanouna était très bienveillant…
Un amour.

Tu sais qu’il m’avait demandé si c’était une bonne idée de te prendre et je lui avais dit que c’était un MBP.
(Rires.)

Donc tout allait bien et c’est à ce moment qu’il y a eu cette affaire de poignard où évidemment tout le monde a une version différente et moi je n’étais pas là donc j’aimerais juste que tu me donnes ta version.
J’aurais bien aimé que tu sois là, car tu aurais pu…

Tu crois que moi, j’aurais pu faire quelque chose dans une scène de ménage entre deux personnes aussi baraquées que Thomas et toi ? Au milieu, je ne fais pas long feu.  
Le pire c’est que ce mec, je sais parce que je sais les choses tu vois, je sais que c’est l’homme de ma vie et je ne peux pas le voir.

Car tu as une interdiction judiciaire de l’approcher. Donc c’est Roméo et Juliette.
C’est un cauchemar. Dans Roméo et Juliette, elle doit lui donner ses cheveux…

Nabilla connaît Shakespeare ! OK les gars ?
Allô !
 

 
Si je te dis que Nabilla connaît Shakespeare, c’est comme si je te dis que Beigbeder connaît Booba ! (Rires.) Et comment ça se fait que la justice t’empêche de voir l’homme que tu aimes ?
Ça se fait pas ! Mes avocats et le sien ont demandé à lever cette interdiction donc maintenant c’est entre les mains de la juge et on attend. Mais on s’aime et je sais que c’est l’homme de ma vie. Et on ne peut pas me priver de voir l’homme de ma vie !

C’est comme quand on interdit quelque chose à un enfant, ça lui donne encore plus envie. Donc ça devient une passion romantique extrême. Donc ce soir-là, le 7 novembre dernier, scène conjugale, grosse engueulade qui dégénère. L’histoire que les gens connaissent, c’est qu’il t’a pris ton téléphone et que tu étais tellement énervée que tu lui as planté un couteau.
C’est pas comme ça que ça c’est passé.

Nabilla, Thomas et le couteau

Tu as donné plusieurs versions à la police. Je comprends parce que j’ai fait de la garde à vue et on dit n’importe quoi pour sortir.
Non, j’ai toujours donné la même version. Toi, tu as dû péter un plomb.

C’est un cauchemar mais toi tu as vécu mille fois pire.
C’est vrai que c’était horrible.

Alors quelle est la bonne version ?
Non, je m’en fous. Pour moi c’est du passé. Le plus important, c’est de savoir que deux personnes s’aiment et que ça a dégénéré parce qu’il y a eu des médias, cette tension. Ce n’est pas facile de marcher tous les jours, tête baissée dans la rue, de se cacher. Moi, on me reconnaît à ma voix, à ma simple odeur.

À ton odeur ? (Rires.) Mais t’as quoi, comme odeur ?
J’en sais rien mais parfois je suis cachée et on me dit : « Nabilla, c’est toi ». Ils me reconnaissent à mes ongles, mes tatouages. C’est oppressant, ça crée une tension et tu deviens ouf.

Mais il y a beaucoup de gens très célèbres, qui font du cinéma, du rock’n’roll et qui ne se poignardent pas.
Mais le cinéma, ça n’a rien à voir Frédéric. Les gens qui font du cinéma, ils sont respectés et les gens ne leur sautent pas forcément dessus dans la rue. Je parlais avec Leïla Bekhti et elle me disait que les gens la respectent. Moi les gens, je fais partie de leur famille, ils me sautent dessus, ils m’aiment, ils ont de l’amour pour moi. Et les acteurs on va plus leur serrer la main que leur faire des bisous partout. À part Jamel ou Omar Sy.
 

 
Tu as des informations sur l’enquête ?
L’enquête est terminée.

Après cette arrestation, ils t’ont quand même mise en prison pendant cinq semaines.
Il y a des gens qui tuent dans la rue, il y a des gens qui frappent leur femme… Je veux dire, nous, c’était pas l’affaire la plus grave.

Si j’ai bien compris, tu as quand même enfoncé un couteau…
Non, ce n’est pas moi. Je n’ai rien fait, c’est tellement compliqué.

Avec Thomas, que tu ne vois pas, vous vous êtes réconciliés ?
Oui, j’imagine qu’il a envie de revenir avec moi. Il n’a pas à m’en vouloir puisque je n’ai rien fait, et il le sait.

Parce que, à l’époque, il y avait eu des déclarations opposées.
Oui mais on n’avait pas envie que les gens s’en mêlent. Tu n’aimerais pas qu’on vienne s’interposer dans ta vie avec ta femme.

Ce qui est dingue, c’est que tu n’as pas la date du jugement donc tu vis avec la menace de retourner en prison.
Non, faut pas abuser. J’ai fait cinq semaines parce que c’était moi, sinon je n’aurais jamais fait cinq semaines. Ils voulaient donner un exemple.

Thomas est quand même très amoureux car il n’est pas rancunier.
Il ne va pas être rancunier contre lui-même, ce serait con. C’est ce que j’ai dit à la juge. Je te dis que ce n’est pas moi. J’en sais rien moi.

Ce qui est extraordinaire, c’est que n’importe qui, à ta place, serait dans une situation extrêmement angoissante. Moi, je serais hyper flippé de risquer une condamnation. Toi, tu n’as pas peur.
Comment veux-tu que j’aie peur si je n’ai rien fait.

Mais il y a plein d’innocents qui vont en prison tous les jours. Et les erreurs judiciaires, ça existe.
Merde alors. (Rires.) Je n’avais pas pensé à ça !

Alors parle-moi de la prison pour femmes de Versailles parce que ça m’excite. C’était comment ?
C’était chaud.

Après la garde à vue on t’a transférée là-bas.
On me dit « Versailles », je crois que j’arrive dans un château mais en fait il n’y a pas de château et que des grilles. Je n’avais pas de fer à lisser, pas de fond de teint… Il y avait des douches communes, je ne me suis pas lavée pendant trois semaines.

Ah c’est pour ça que les gens te reconnaissent à ton odeur ! Mais sérieusement, qu’est-ce qui est pire, la garde à vue ou la prison ?
La prison. Parce que pour la garde à vue,
 il y a ce truc dans ta tête qui te dit qu’il y a une durée maximale, donc tu vois une fin. Alors que la prison, tu ne sais pas quand tu vas sortir.
 

 
Là tu ne savais pas ?
Non. Un jour on tape à ma porte et on me dit : « Libérée ». Je dis : « Libérée comment ? Je peux sortir ? » Et ils m’ont ouvert les portes. Avant ça je pleurais ma rage, j’allumais la télé tous les jours. J’étais dans ma cellule et tous les jours je voyais des gens qui donnaient leurs avis. Et les grandes chaînes qui disaient que j’allais prendre trente ans.
Mais là t’es devenue un méga buzz de porc, tu ne peux pas te plaindre.

T’en a déjà fait un comme ça, toi ?
Non, il est violent celui-là.

Ce qui est frappant, c’est que tu sembles prendre tout ça à la légère.
Non, mais je m’en fous, de toute façon on va tous crever.

Enfin c’est mieux de crever au Grand Véfour qu’à la prison de Versailles.
Tu m’imagines avec une peine aménageable avec un bracelet ? Je le mettrai avec mes Louboutin !

(Rires.) En fait t’es extrêmement drôle !
Le bracelet si tu sors ça sonne, donc je ferai des grosses teufs à domicile.

« J’avais envie de mourir. Mais après je me suis dit que j’étais trop belle pour mourir. »

Mais est-ce que cela t’a quand même servi de leçon ?
Oui, sur le fait que la passion, c’est compliqué.

C’était quoi, le menu, en prison ?
Bœuf-carottes, pâtes au thon… Je n’ai jamais mangé quelque chose d’aussi écœurant de toute ma vie. Il y avait tous les soirs des pâtes au thon.

Il y avait des yaourts périmés ?
Des yaourts à la chèvre des bois.

Et tu étais toute seule dans ta cellule ?
Au début oui, car j’étais à l’isolement pendant trois semaines. Ça rend ouf, j’avais envie de mourir. Mais après je me suis dit que j’étais trop belle pour mourir. (Rires.)

Et tu ne t’es pas dit : « Putain quelle conne ! Si on ne s’était pas engueulé comme ça, je restais chez Hanouna, tout allait bien. »
Chez Cyril, j’étais trop bien. J’étais dégoûtée. Je me suis dit que j’avais tout perdu et en même temps, tout gagné parce que j’ai pu prendre du temps pour moi, me recentrer. Ça fait trois ans que je suis connue, ça fait trois ans que j’enchaîne et que je n’arrête pas. J’avais besoin qu’il y ait une cassure et cette épreuve m’a servi de cassure pour me renouveler. J’ai réfléchi et je me suis dit que la vie, ce n’est pas que la télé. Les médias, c’est une partie intégrante de ma vie mais ce n’est pas ma vraie vie.

Et sans Thomas, tu as senti un manque ?
Je me suis dit que cet homme-là, c’était l’homme de ma vie. Il n’est ni acteur, ni producteur, ni riche, ni milliardaire, alors qu’ils font tous la queue. Mais lui, c’est l’homme de ma vie et il me le faut absolument. Il me rend heureuse, à fond.

Comment il fait ? Qu’est-ce qu’il a de plus que les trois milliards d’autres hommes ?
Il m’écoute, il est gentil, il est doux, il prend soin de moi, il me lave les cheveux. C’est une relation passionnelle que tu ne peux pas expliquer, c’est chimique.

C’est sexuel.
À fond (Rires.) Il est vraiment gentil, ce garçon. L’amour ne dure pas trois ans hein ?

Évidemment là c’est la passion, vous avez la justice française qui vous sépare donc c’est très beau mais quand vous serez installés ensemble dans un petit F3, il y aura une phase plus compliquée…
Les gens pensent que ça ne va pas marcher parce que je l’ai rencontré dans une émission mais toutes les rencontres ne sont pas naturelles : rencontrer quelqu’un sur Meetic n’est pas plus chic que la téléréalité ! On nous a mis ensemble dans un show télé et l’alchimie a marché. Je te dis qu’on était faits pour être ensemble, et je crois qu’il pense la même chose.

Il est pas un peu jaloux, ce garçon ?
Trop ! Mais c’est la passion ! Les gens dans la rue, ils me disent « je comprends ». Toute personne qui a vécu une passion sait que c’est « brutal ».

Quels sont tes projets si tu ne retournes pas en prison ?
Mais arrête, tu me vois à nouveau en prison ? Je veux être comédienne. J’en profite d’être avec toi pour faire taire les rumeurs sur moi et dire que maintenant je vais me consacrer à la comédie, essentiellement à ça. J’ai déjà quelques propositions. Ça prendra le temps que ça prendra. Je n’ai pas besoin de faire autre chose, pour l’instant j’ai de quoi vivre. Et je veux faire du cinéma, c’est la seule chose qui me tient à cœur. Je peux commencer des rôles où je balaie le sol, il n’y a pas de souci, mais je veux faire de la comédie. Et si des gens l’ont fait, je me dis : « Pourquoi pas moi ? »
 

 
Je pense que tu as une personnalité, un charisme et suffisamment de désir pour y arriver.
C’est gentil. Tu ne sais pas à quel point j’ai trop envie de le faire.

Le serveur. Et voilà du pain de campagne.
Incroyable ! À Versailles j’avais juste droit à du pain sec. Je revis avec toi, Fred !

Dernière question plus légère : je t’ai vue en concours de pole dance dans L’œuf ou la poule et tu as perdu contre Enora Malagré ! Non mais allô, quoi !
Parce que ma concurrente avait plus l’habitude de tenir des barres que moi !

(Rires.) Enora a raconté qu’on lui avait proposé la couv de Lui ! Mytho complet. Je suis heureux de pouvoir rétablir la vérité : Enora ne fait pas partie de la longue liste des femmes célèbres qui ont refusé la couverture de Lui !

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