L’Edita du mois

Le mois dernier, Edita Vilkeviciute posait nue dans Lui numéro deux. Et ce mois-ci encore, Edita pose nue dans Lui numéro trois. Cela commence à ressembler à une obsession.

Qu’a Edita de plus que les autres ? Sachez que cela n’a rien à voir avec son corps. La beauté physique crée une attirance superficielle, un trouble passager qu’il convient de contrôler si nous voulons être heureux. À Lui, nous ne sommes pas des animaux dirigés vulgairement par leurs pulsions. Nous avons une approche bouddhique des plaisirs matériels : il est important pour la paix de l’âme de savoir limiter ses désirs.
 
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Notre choix fut bien plus raisonné. D’abord Mlle Vilkeviciute, 24 ans, vient de Lituanie. Pour la plupart des Français, auparavant, la Lituanie était le pays où Bertrand Cantat a tué Marie Trintignant. On peut dire qu’Edita a fortement amélioré l’image de sa nation chez nous. Il est vrai qu’au préalable la victoire de l’équipe de France de basket en finale du championnat d’Europe contre la Lituanie par 80 points à 66 nous avait déjà rendu ce pays éminemment sympathique.

Ce n’est pas facile d’être le directeur d’une revue aussi ambitieuse sur le plan philosophique.

Ensuite, il y a 
ce prénom mystérieux : Edita. Il s’agit de la version germanique d’Édith. On peut donc considérer qu’Edita est un peu l’équivalent de notre Môme Piaf. D’ailleurs, durant les séances photo pour Lui, il lui est arrivé de chanter « La vie en rose », « Emportée par la foule », voire « Allez venez milord vous asseoir à ma table ». 
En traduisant (mal) « môme » en lituanien, on peut dire qu’Edita est une « moma ». Ce qui signifie à New York « Museum of Modern Art ». Elle est donc aussi une œuvre d’art du xxie siècle. Or à Lui, nous défendons la culture d’aujourd’hui. Et nous sommes extrêmement attachés à l’importance de l’art lituanien. Par exemple, les films underground de Jonas Mekas sur Andy Warhol ou le mouvement Fluxus sont des monuments du cinéma expérimental. 
Ce n’est pas facile d’être le directeur d’une revue aussi ambitieuse sur le plan philosophique. Yseult Williams a diligenté une enquête sur l’actualité de l’existentialisme de Jean-Paul Sartre mais j’ai préféré finalement passer en couverture une image moins frivole. Nous estimons que la France a besoin de profondeur en ce moment.

En conclusion, vous l’aurez compris, notre admiration pour Edita Vilkeviciute n’a rien à voir avec ses seins, ses fesses, ses jambes, ou toutes autres parties de son anatomie dévêtue, et ses défilés dans le monde entier (et notamment pour Victoria’s Secret), ses mensurations (81-59-86) ne sont pour 
rien dans ce choix purement intellectuel wxvkgfhtonhskjrhjfebfezhj (faxée d’un hôtel de Vilnius, la fin de l’édito de notre directeur est parvenue illisible à la rédaction).

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