Sortie d’Evolve : Top 10 des plus sales bêtes du jeu vidéo

Avec la sortie de Evolve ce 10 février, le bestiaire des jeux vidéo s’enrichit de quatre nouveaux monstres, qui sont les véritables stars du soft développé par Turtle Rock. Le joueur pourra les incarner et trucider les méchants humains qui essaient de les capturer alors qu’ils folâtrent tranquillement dans leur écosystème.

Les plus beaux monstres du jeu vidéo dans une arène, ça donne quoi ?

Mais concrètement, Goliath, Kraken, Wraith et Béhémoth (les doux sobriquets des quatre terreurs de Evolve), ça donne quoi face à la fine fleur vidéo-ludique des monstres surpuissants et sanguinolents ? Et si on les jetait tous dans une arène, et qu’on les regardait se castagner entre eux…
 
Round 1 : La chair à canon
Face à un humain armé d’une pauvre hache ou d’un anodin fusil à pompe, ils peuvent se montrer redoutables. Mais ils ne dureraient pas bien longtemps, parmi l’élite des infâmes… Certes, ils y ont mérité leur place en terrorisant des dizaines de milliers de gamers, mais leur petit format et leurs faibles capacités physiques en font les premiers maillons de la chaîne alimentaire.

En lice :
Un Licker (Resident Evil) :
C’est depuis Resident Evil 2 que l’on peut admirer dans chaque opus de la saga le physique agréable de ces « lécheurs », leur langue taquine et agile, leurs muscles suintants et écorchés vifs. Plaisantins dans l’âme, ils grimpent au plafond, rampent dans les canalisations en feulant, avant de vous surprendre pour le fun.
 
Le Licker de Resident Evil
 
Point fort : Une langue immense, pratique pour nettoyer les nids de termites ou attraper les bras et jambes qui passent à portée.
Point faible : Pas de peau. C’est gênant ça, de ne pas avoir de peau. Mais moins embêtant que de ne pas avoir d’yeux. Ah, tiens, ils n’en ont pas non plus.
 
Un Nécromorphe (Dead Space) : Version spatiale des zombies, les Nécromorphes ont adopté leur style un peu grunge après avoir été infectés par un virus extra-terrestre. Ils n’auront de cesse de vous poursuivre pour vous réduire en charpie, mais leur vrai rêve serait de vous transformer en un des leurs.
 
Les nécromorphes de Dead Space
 
Point fort : Un ou plusieurs appendices supplémentaires qui dépassent du dos, des mandibules à la place de la mâchoire… Toutes les fantaisies sont permises ! De cette grande variété d’apparences découlent de multiples manières de vous tuer et de vous terroriser.
Point faible : Certains sont tellement difformes et grotesques qu’ils en inspirent de la pitié. Si, si ! On a vu plus d’un explorateur verser une larme émue en leur découpant un huitième bras au cutter à plasma.
 
La Witch (Left 4 dead) : Ses sanglots de petite fille ont glacé les sangs de tous ceux qui se sont plongés dans les deux volets de ce FPS / Survival Horror. Surtout ne pas s’approcher, ne pas faire de bruit, sous peine de voir la pauvre enfant se transformer en mégère infernale prête à vous arracher les yeux et à vous déchiqueter.
 

 
Point fort : Un potentiel anxiogène rarement atteint dans un jeu vidéo. C’est qu’à force, on croit entendre des Witch pleurer partout. Ouf, cette fois-ci, c’est juste la petite cousine Joséphine qui s’est tranchée un doigt en jouant avec votre cran d’arrêt.
Point faible : Moins 2 en street credibility. Passer sa vie dans le noir à chialer, ça n’a jamais permis de dominer le monde.
 
Wraith (Evolve) : Des tentacules de poulpe, des bras de mante religieuse, et une certaine ressemblance avec l’Alien d’Alien. Voilà une apparence un peu fourre-tout, qui a pour conséquence un léger manque de charisme, de personnalité. Des cours de Media Training ou de Personnal Branding ne lui feraient pas de mal.
 

 
Point fort : Un style tout en subtilité : camouflage, piège et attaque furtive.
Point faible : Tout ceci manque un peu d’impact, de puissance, de bourrinage, en comparaison avec ses trois comparses du jeu. Du coup, Wraith se retrouve parmi le menu fretin des monstres…
 
Le match : Ça commence très fort ! Très agacée par les vibrations suscitées par Wraith qui se croyait pourtant discret, la Witch jette tout de suite toutes ses forces dans la bataille ; hélas pour elle, chopée à la jambe par la langue du Licker, elle reste immobilisée suffisamment longtemps pour que le Nécromorphe la transforme en véritable hachis de brahmine… Ce dernier se retourne alors contre le Licker… Mais ? Oh, c’est incroyable, c’est bien un trouble en train de naître entre ces deux créatures qui, mais oui, semblent avoir enfin trouvé l’amour sans lequel leur non-vie n’avait pas de sens.

Vainqueur : Wraith, par forfait.
 
Ligue 2 : les Challengers
Là, les choses commencent à devenir intéressantes. Ces monstres vont au-delà du minimum syndical, anéantir et terroriser les humains. Craints et respectés de leur confrères bestiaux, ils sont capables de leur flanquer une bonne dérouillée. Au niveau des mensurations, ça commence à se chiffrer en dizaines de mètres et de tonnes. Bref, quand les autres monstres les croisent, ils changent de trottoir.

Kraken (Evolve) : La référence à un monstre illustre est pour une fois très réussie. Le Kraken s’inspire de Cthulhu, abomination sortie de l’imagination ténébreuse de l’auteur H.P. Lovecraft. Ces tentacules en guise de barbe, ces écailles luisantes, ces quatre petits yeux cruels… Quelle classe ! Quelle élégance !
 

 
Point fort : Des attaques foudroyantes dévastatrices. Selon une récente étude américaine, l’électricité produite par le Kraken pourrait subvenir aux besoins énergétiques de Charleville-Mézières.
Point faible : C’est joli cette moustache tentaculaire, mais c’est dur à entretenir. Il y a plein de petits morceaux de nourriture qui restent coincés dedans après manger.
 
Ornstein & Smough (Dark Souls) : L’un est un redoutable chevalier, qui manie sa lance avec une agilité meurtrière, l’autre un bourreau brutal et sanguinaire, armé d’une gigantesque masse. Un duo légendaire et quasiment imbattable, qui fait frémir de terreur (et de plaisir) tous les masochistes qui ont tenté l’aventure Dark Souls.
 
Ornstein & Smough
 
Point fort : Nul besoin de griffes, crocs et tentacules pour entrer au panthéon des monstres : il suffit d’être les boss les plus redoutés d’un des titres les plus difficiles de l’histoire vidéo-ludique.
Point faible : Un petit côté Laurel et Hardy, qui leur donne un air presque sympathique.
 
Goliath (Evolve) : Ça c’est de la bestiole de compétition. Énorme, bardé de muscle, des pics qui lui sortent de partout… Goliath fait dans le cliché et c’est très efficace. Certes, tout cela n’est pas très raffiné – et notre rugissant ami n’a probablement pas inventé le fil à couper le beurre – mais quand il s’agit de coller des beignes, c’est ce qui se fait de mieux.
 

 
Point fort : Des bonnes grosses attaques de monstre pas content : lancer de rocher, jet de flamme, aplatissage d’ennemi… Back to basics.
Point faible : Autant de colère, de haine… cachent probablement de profondes blessures sentimentales. Une histoire de cœur qui s’est mal terminée ?

Le match : Ne commandant pas son appétit, le Kraken se rue sur Ornstein et Smough mais, alors qu’il est occupé à les recracher —les armures d’acier hérissées de piquants, c’est plus indigeste que la traditionnelle tenue anti-émeute—, ne voit pas venir l’attaque de son compatriote Goliath, qui l’enterre sous trois tonnes de roches. Hélas pour lui, l’action prend tellement de temps qu’Ornstein et Smough, bien vivants si l’on peut dire, ont le temps de s’attaquer aux jarrets avec application, un sur chaque jambe et high five final en prime. Le public en redemande !

Vainqueurs : Ornstein et Smough, par duplicité.

1 2

Dans la même catégorie