Cap sur Marrakech

On rêve d’une bonne retraite (et on ne parle pas de faire le tour du pays en camping-car) ? La villa privée à Marrakech, en mode star au repos, est une piste à ne pas négliger. Pour un week-end, une semaine ou une saison entière.

Une vie de nabab

Villa luxe, restau cosy et café de la poste.

Au pied de l’Atlas à une trentaine de kilomètres au sud-est de Marrakech, un grand portail s’ouvre sur 12 000 m2 de jardin où les oliviers draguent les palmiers. Une villa principale, trois pavillons secondaires et une pelouse à faire verdir les amateurs de greens écossais : bienvenue à la Villa Zin (« beauté »). Créée il y a quatre ans par Hanane Lamiri, elle peut aujourd’hui accueillir jusqu’à 14 personnes (7 chambres).
 
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À mi-chemin entre l’hôtel et la résidence secondaire, la villa propose un rendez-vous en terrain connu : un calme quasi-méditatif, du repos, de la détente. Ce n’est pas pour rien que le lieu séduit acteurs, sportifs (pour lesquels une salle de sport est à disposition, coach personnel en option) et compatriotes anonymes relativement aisés. Relativement ? Oui, car à 900 € la nuit pour l’ensemble de la propriété, le tarif par personne est loin des sommets atteints par les suites présidentielles de la côte d’Azur.

Massages et gommages sur demande.

À 6 personnes, on peut réserver trois suites pour 450 euros, transfert aller-retour aéroport, petit déjeuner, piscine extérieure et accès à la salle de fitness inclus. Le chauffage du hammam (60 € par jour) et de la piscine (150 € par jour) sont eux en supplément.

La villa est faite pour l’oisiveté… Ce genre de vacances où, en résumé, on va du lit à baldaquin à la piscine, de la piscine au hammam, et du hammam à la terrasse. Le tajine de poulet au citron est à son meilleur.

Mais si l’envie vous prend de sortir, sachez qu’il est toujours l’heure de s’arrêter au Grand Café de la Poste, un vestige du Marrakech des années 1920 né en plein cœur de Guéliz, le premier quartier bâti hors des remparts de la Médina, loin des yeux indiscrets et des regards désapprobateurs.
 
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Les habitués feuillettent L’Équipe à l’heure du brunch et rangent leurs lunettes de soleil pour trinquer en soirée autour d’un rosé frais. Sur la terrasse ombragée, on y déguste une cuisse de canard / pommes de terres sarladaises comme si l’après-midi n’existait pas… Mais on sait réparer ce genre d’erreurs à coups de (multiples) double-expressos.

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