Un verre pas tard ? Pour se réchauffer

Pour se réchauffer en hiver, plusieurs options : hurler, boire, reboire, et finalement partouzer.

Par Alexis Chenu. Paru dans Lui magazine, n°23.

REVIVAL

MATHIS

Pierrette n’est plus à l’entrée du Mathis. Comme Gérald Nanty, le bel de nuit et l’âme des lieux. La transition ratée par l’ex-reine du Queen Gallia, bien plus à l’aise aux Grosses Têtes d’RTL, le Mathis partait pour sombrer. Sauvé du naufrage par Jean- Philippe Cartier (H8 Collection, ex-Arc) pour la partie hôtel et l’arrivée de l’Experimental Cocktail Group au bar, le Mathis ressuscite en bar à cocktails drapé dans le même velours rouge, moins déluré qu’avant mais toujours vivant. Les habitués ont disparu, le cercle s’agrandit, bien sapé mais moins sélect. Aux cocktails, Maxime Potfer et Pascale Pone imaginent quinze recettes, bien huilées en Bonjour ivresse à l’armagnac ou Snobnambule au pisco et céleri, et quelques gins et whiskys vintage sortis des années 70.

3, rue de Ponthieu, Paris 8, www.hotelmathis.com/restaurant-bar.

© Le Mathis

© Le Mathis

DARJEELING LIMITED

BARANAAN

Dans la famille des speakeasy ouvrait cet été le Baranaan, nouveau bar à cocktails du faubourg Saint- Martin. Passé le salon de thé bientôt converti en cantine vegan (Elaichi), filez à droite et traversez la salle du tigre. Pas le grand folklore bollywoodien souhaité, mais un clin d’œil à l’Inde de Wes Anderson, sous forme de bar-wagon faisant défiler les paysages, racontant des histoires de whiskys rares (demander l’Amrut made in India), de piments et de déesses, de voyages spirituels à la liqueur de chanvre, le tout shaké par la crème des barmen, Anatole Boutant (ex de la Conserverie) et
 Tarek Nini. Pour siroter tranquille, viser la semaine, le week-end virant au club avec au menu: jeunes minettes à bindis, musique du monde, remix à l’indienne de classiques – demandez Thriller –, et cheesenaan pour éponger toute la nuit.

7, rue du Faubourg-Saint-Martin, Paris 10, www.baranaan.com.

© Baranaan Indian Cocktail

© Baranaan Indian Cocktail

Et aussi…

NO COMMENT

Abonné au cul, l’ancien Pink Paradise fait désormais lieu de libertinage. Au sous-sol du No Comment, pas de buffet gratos ni de vieux loups mais la clientèle du triangle d’or attendue pour partouzer gaiement. Revendiqué haut de gamme (80 balles à deux) par le nouveau patron, dressé pute mais chic (velours rouge, lustres à perles et lits immenses…), calibré électro, l’endroit s’adresse aux couples exclusivement, plans trio proposés certains soirs et abattage de cougars réguliers. Réservé à la drague, l’étage restaurant a la bonne idée de servir jusqu’à l’aube, mauvais champagne et agités de la braguette en chasse.

59, rue de Ponthieu, Paris 8, www.nocommentparis.com.

© No Comment

© No Comment

LÂCHAGE

BAM BIG BOX

Si l’idée est parfois dure à lancer, le Karaoké peut vite tourner à l’excitation. À l’inverse des versions bellevilloises, le BAM du 9e innovait il y a deux ans avec son concept de cabines privées avec cocktails et playlists digitales. Un carton entraînant l’ouverture d’un mini-club privé voisin en décembre dernier. 40 m2 casant jusqu’à vingt personnes venues pousser la chansonnette pendant deux heures dans un décor de téléréalité, le nez fourré dans le bar libre-service. Équipé de deux écrans, de cinq micros, d’un catalogue de 9 000 titres, ce Karaoké-là peut vite se transformer en bordel général.

30, rue Richer, Paris 9. Réservation sur www.bam-karaokebox.com.

© Bam Big Box

© Bam Big Box

LA CLASSE

WHITE BAR

À Courchevel, avant d’aller se soûler à l’Aventure, à l’Arc ou à la Mangeoire, il faut passer au White Bar de l’hôtel Cheval blanc. Le bar sert tous les grands classiques du cocktail, un large choix de champagnes, et des recettes créées avec Fendi. Bonnes manières au service, la tchatche élégante de l’Italien Walter di Rocco attirant le gratin de la station. Le soir, les notes de piano, la crème des voix jazzy et standards bien repris, font rester tard. Dernier verre dans la yourte, refuge transformé en fumoir où descendre cognacs, cigares et possibles conquêtes.

Courchevel 1850, Jardin alpin, www.courchevel.com.

 

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération. 

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