Le dernier titre qu’écouta Lou Reed

C’est le Daily Dot qui a mis le doigt dessus : Lou Reed avait un compte Spotify.
 

(Si la playlist Spotify n’apparaît pas, cliquez ici)

Les playlists étiquetées « ce que j’écoute en ce moment » de Lou Reed donnent un aperçu de ce qui tournait dans sa tête.

 
Certes, l’immense poète qui nous a quittés restait réservé, (à sa manière !), sur le service de musique en ligne : « Les musiciens n’ont plus d’argent. Pour les maisons de disque, un album, c’est une publicité. Les services comme Spotify vendent votre musique et vous reversent un trente-septième de penny, donc les artistes qui crevaient de faim crèvent toujours de faim », déclarait-il à Cannes lors des Lions d’or de cette année.

Il avait pourtant son compte -il faut dire qu’il ne s’en servait pas vraiment pour faire découvrir sa musique !- et plus de 120 000 abonnés à ce jour. L’auteur de « Sweet Jane » l’actualisait-il lui-même ? Car il était actualisé… Connaissant le caractère de l’homme, on imagine assez mal un assistant se risquer à improviser la musique qu’il pouvait diffuser au nom de l’auteur de Berlin… 

En une phrase comme en cent, donc, en dégotant les playlists de Lou Reed étiquetées « ce que j’écoute en ce moment » (What I’m listening to), le « Daily Dot » nous donne un petit aperçu de ce qui tournait dans sa tête… La première est juste là-haut, la seconde ici :
 

(Lien)

Le dernier titre ajouté par Mr. Reed à son activité, fin août ? « Say it ain’t so », par Daryl Hall et John Oates. C’est la vidéo ci-dessus.

« Il nous plaît d’être les étrangers de la fête, deux rebelles dans leur coquille
Tu aimes bouger avec le meilleur d’entre eux, tu sais que nous bougeons bien
Je n’ai besoin de personne sur qui m’appuyer, je sais que la porte est ouverte
Mais quand je me rendrai compte que tu m’as remplacé, je ne te voudrai que plus, donc, [bébé,
Dis moi que ce n’est pas vrai… »

Ici enfin, ce qu’il « aimait via la radio » :

(Lien)

Espérons qu’il repose en paix et, quant à nous, n’oublions pas la leçon que lui transmit son propre maître, le poète Delmore Schwartz : « Dans les rêves commencent les responsabilités »…

Le compte Spotify de Lou Reed est ici.
Et l’article du « Daily Dot » -avec une rencontre vidéo de deux heures entre lui et Suzanne Vega !- est là.

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