KYAN KHOJANDI : « OUI, ON DOIT RIRE DE TOUT »

Attention ceci est un très bon conseil prodigué par votre dévoué magazine : si vous n’êtes pas encore aller voir Kyan Khojandi sur scène, allez-y. Ça tombe bien le prodige de Bref aligne les dates jusqu’au 19 décembre. Une bien bonne occasion d’aller demander ce qui fait rire l’auteur de Pulsions.

Lui : Êtes-vous plus Jean qui rit ou Jean qui pleure ?

Kyan Khojandi : Je n’arrive plus à pleurer depuis des années.

Lui : Peut-on rire de tout ?

KK : Oui, on doit rire de tout. L’important est de trouver le bon axe, la bonne phase, le recul nécessaire. En fait, tout est une question de recul. Freud dit qu’on ne peut pas toucher une angoisse. Le travail de l’humoriste c’est ça, de faire déplacer les situations sur le rire.

Lui : Votre premier fou rire ?

KK : Ça doit être un pet avec mon frère quand on était gamin.

Lui : Votre dernier fou rire en date ?

KK : Une vidéo à la con sur Facebook d’un mec qui faisait une chute. J’avais les larmes aux yeux. J’ai décalé la gravité.

Lui : La première personne qui vous a fait rire ?

KK : Les Inconnus et surtout Didier Bourdon.

Lui : Qu’est-ce qui vous fait rire du bout des lèvres ?

KK : Je ne suis pas un grand fan de l’humour politique.

Lui : Quelle blague vous fait rire jaune ?

KK : Si il n’y pas de méchanceté et donc le recul nécessaire, je ris même des vannes sur moi-même.

Lui : Qui vous fait rire dans votre barbe ?

KK : Navo ! Comme Philippe Bouvard, il a une vraie liberté de ton. Il n’a aucune limite. Il est parfois hardcore.

Lui : Selon vous mieux vaut-il pleurer que rire ?

KK : Pleurer puis rire. Pleurer c’est important, cela fait parti du process.

Lui : La blague relou qui justifie un « Roh c’était pour rire » ?

KK : Je ne fais pas de blague juste pour rire. Je ne suis pas là pour prendre des rires, je ne veux pas tomber dans le rire à tout prix.

 

Pulsions, de Kyan Khojandi, jusqu’au 2 décembre au Casino de Paris puis en tournée en France et en Belgique jusqu’au 19 décembre. 

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