La « friendzone » de A à Z : comment en sortir (par tous les moyens)

La friendzone sous toutes les coutures, pour en finir !

La friendzone, la « zone amis », est à votre vie sentimentale ce qu’est un Monopoly à une soirée réussie : le plombage de moral assuré. À côté, Les Hauts de Hurlevent, c’est de la gnognotte ! Ça arrive aux hommes comme aux femmes, de tous les âges, de toutes les orientations sexuelles, dans tous les pays du monde, à toute époque et dans tous les milieux. Petit manuel de survie pour cœurs meurtris.

Vous l’avez rencontrée il y a quelques mois. Si ça n’a pas été le coup de foudre immédiat, elle a très vite occupé toutes vos pensées. Vous vous entendez bien, vous faites la fermeture des bars après moult Mojitos, vous vous trouvez d’accord sur tout : de votre conception du couple à votre ennui partagé devant l’expressionisme allemand. Vous vous confiez l’un l’autre vos tracas, petits et gros, la dame vous réconforte souvent, et vice versa. Et puis il y eut cette fois, celle où vous êtes restés tous deux enlacés sur les quais de Seine et qu’elle vous a dit « C’est bête, il n’y a qu’avec toi que je me sens si bien/libre/comprise/complice/etc. ». Depuis, votre cerveau est parti en vacances sans prévenir et a été remplacé par un hamster dans une roue. Et pour tourner ça tourne, mais au vinaigre.

Vous aimeriez plus, et vous vous surprenez à rester éveillé la nuit à vous demander « Est-ce que je lui plais ? Est-ce qu’il y a anguille sous roche ? Baleine sous gravillons ? ». Vous analysez à la loupe chacun de ses mots sur ses relations passées, sur tel type qu’elle connait (mais que lui trouve-t-elle ? sortent-ils ensemble ?), sur vous (mais par « mignon », qu’a-t-elle voulu dire ?). On en connaît un qui a payé une diseuse de bonne aventure pour être fixé… Après que la vieille dame lui eut répondu « Je te promets un avenir avec amour, argent et bonne santé », le pauvre garçon a pris son courage à deux mains et a demandé ce qu’il en était à sa belle. Énooorme râteau : « Je préfère qu’on reste amis ». Le jeune Werther en question, dans sa misanthropie de circonstance, voulait poursuivre son oracle en justice.
 

Et là généralement, on se remémore les souvenirs avec sa belle dame sans merci. Promenades à deux, poutous sur la joue, conversations qui auraient dû être interrompues par un baiser… « Pourquoi ais-je été si lâche ? Pourquoi suis-je si timide ? Allô maman bobo, maman comment tu m’as fait, je suis pas beau… ». Crises de larmes. On se souvient de Charlotte, mais si, Charlotte en CM1, celle qu’on aimait bien mais qui est sortie avec Édouard, le gros lourd qui lançait des boules puantes en cours de maths. Mais comment est-ce possible ? Il était rongé d’acné en plus ! Et vous ne seriez pas mieux que « ça » ?
 

 
Bien sûr que si. Finissons-en avec la Friendzone.

La friendzone, c’est quoi ?

On aimerait tous en connaître la définition exacte : la friendzone, c’est quand un rapport amical entre deux personnes cache l’intérêt amoureux de l’un(e) des deux pour l’autre. Généralement le terme est employé lors d’une amitié entre un homme et une femme, quand monsieur sent son cœur chavirer pour sa charmante amie et n’ose le lui dire… Une situation qui peut durer des mois… Voire des années.

Si on parle plus fréquemment de ce cas précis c’est que, si notre société évolue, des siècles d’éducation ne s’effacent pas en un coup de baguette magique : et tout nous porte à croire que c’est à l’homme de faire le premier pas vers la femme (et, oui, en ayant la clairvoyance de Yoda sur le bon moment, le « comment » s’y prendre, etc.). Mais il est des rapports amicaux où madame en pince secrètement pour monsieur… Et bien sûr monsieur en pince secrètement pour l’autre monsieur, ou madame pour l’autre dame. Bref, la friendzone, c’est pour tout le monde !
 

 
Si, dans cette vidéo signée Studio Bagel, on voit dans le « Plan cul » l’équivalent au féminin de la friendzone, il existe, sachons-le, ça rassure, bien des filles qui se sont faites friendzoner de la même manière dont les filles friendzonent généralement les garçons. Eh si ! Si vous ne nous croyez pas, lisez-donc le témoignage de Lucie dans l’article de Madmoizelle, friendzonée car « trop pure ». Mais, quoiqu’il en soit, tout le monde est susceptible d’être friendzoné, comme de friendzoner à son tour, sans bien évidement s’en rendre compte. MTV en fit même une programme de télé-réalité : vous pouvez regarder les épisodes en ligne.

Pour info, et d’après nos meilleures équipes de linguistes et de série-addicts, le terme « friendzone » vient de la sitcom… Friends, dans laquelle Joey (Matt LeBlanc) vannait régulièrement Ross (David Schwimmer), lequel semblait bien peu avancer dans sa relation avec Rachel (Jennifer Aniston). « C’est le maire de la friendzone », disait-on. La bonne nouvelle, c’est que Ross en est sorti !
 

 

La friendzone, les raisons les plus fréquentes

La peur du rejet (et ce que vous pensez de vous-même)

Certains utiliseront le mot « timidité », mais cette timidité cache en fait, admettons-le, une peur de se prendre un vent. Or, cette même peur de se prendre un vent cache autre chose encore : que ce vent soit significatif de ce que vous êtes, que ce râteau soit une condamnation à l’éternel râteau, à la solitude, une confirmation de votre manque de sex appeal, de capacités relationnelles, de carences dans la sphère sexuelle. Or tout cela n’existe que dans vos chimères. Si ce genre de situation s’est déjà produite, c’est parce que vous croyez plus ou moins consciemment que ces spectres psychologiques sont réels : un homme complètement sorti de ce schéma « draguera » (pas lourdement, JA-MAIS lourdement) une femme car il préfèrera prendre le risque de se prendre une veste à celui de ne jamais rien tenter ou tenter trop tard et finir seul.

Le plus gros risque, c’est l’absence de risque. Si dans l’esprit de cet homme « affranchi », cette petite prise de risque ne génère pas autant d’angoisse qu’en vous, c’est qu’il a compris émotionellement (et pas seulement intellectuellement), qu’il sent (outre qu’il sait), que l’idée de ne pas être « assez bien », « assez intéressant », « assez viril », sont des foutaises. Ce mec a eu une conversation avec son enfant intérieur, celui qui crie « Allô maman bobo », et l’a déjà consolé pour le reste de ses jours. De là son assurance contre vents et marées, et donc confiance et succès.
 

Votre manière de vous présenter : vos amis n’ont pas complètement tort.

« Franchement, les chaussettes dans les sandales… non, quoi ! ». Si vous ne vous présentez pas de manière super attirante (même si, on vous rassure, la plupart des frienzonés ne sont pas forcément dans ce cas), c’est aussi parce que vous ne vous sentez pas attirant. Vous croyez que vous n’êtes pas sexy parce que vous ne maitrisez pas l’art du port du perfecto comme Marlon Brando. Erreur ! Vous ne maitrisez pas l’art du port du perfecto (ou autre) à la Marlon PARCE QUE vous ne vous sentez/croyez pas sexy. C’est dans la tête et les émotions que tout se passe. Travaillez sur ça, faites une liste de vos atouts « charme » et relisez-la tous les matins et soirs s’il le faut. C’est en répétant que ça rentre dans l’inconscient. Soyez assertifs, jamais réactifs, n’hésitez pas à dire ce que vous pensez. Et si vous avez besoin d’un petit peu de nouveauté dans votre armoire mais ne savez que prendre, jetez un œil ici : Nicolas vous donne les bases.
 

Vos valeurs morales : Entrons dans le champ de mines.

Si vous êtes dans la friendzone, il est probable que vous soyez perçu comme « trop gentil ». C’est inexact. Par « trop gentil », on veut souvent dire trop disponible, trop craintif parfois (vous avez peur de lui déplaire). Pas assez de challenge. Vous venez probablement d’une bonne famille qui vous a éduqué avec des valeurs traditionnelles. Qu’en public vous vous affichiez en Don Juan de pacotille ou en romantique assumé, ça en revient au même. Peut-être avez vous des sœurs, des amies, une maman que vous adorez. Vous n’aimez pas les sales types qui blessent les femmes.

Vous avez bien raison, mais là où ça clashe, c’est quand vous vous sentez coupable de désirer une fille et donc déguisez ce désir en amitié. Vous adoptez le schéma culturel antédiluvien qui voit dans la séduction un œuvre du diable : vous confondez persuasion et entourloupe. Éduqué avec des principes auxquels vous ne sauriez déroger sans le poids de la culpabilité, vous croyez qu’en incluant la sexualité dans les bases sine qua non d’une relation amoureuse saine, vous rejoindriez les camp des parfaits salauds. C’est faux ! Il est important de rechercher ce que l’on désire et de fuir ce que l’on ne veut pas.

Promettre monts et merveilles à une femme parce qu’on veut coucher avec elle et s’en débarrasser, ça c’est se comporter en parfait salaud. Tomber profondément amoureux d’une fille et vouloir explorer toutes les facettes de cette relation avec elle, y compris la sexualité lorsqu’elle est voulue par tous les deux, est absolument légitime. Comme dragouiller à la cool, lancer des sous-entendus doucement et tranquillement, vouloir s’amuser sans savoir de quoi demain sera fait… du moment qu’on ne fait pas croire l’inverse. Donc, donnez-lui envie. Si vous ne savez pas comment… Ça s’apprend (Ce sera notre prochain guide en ligne, mais d’ici-là Google reste votre meilleur ami…) !
 

Votre peur d’une véritable relation : « seul l’amour non réciproque est véritable ».

C’est avec des idées fausses de ce genre que l’on se marque du sceau de la friendzone. Peut-être avez vous fait l’expérience d’histoires où la réciprocité des sentiments n’a pas empêché l’échec de la relation. Ou vous êtes allé vers une femme qui voulait de vous mais dont vous ne vouliez pas. Ou encore, le quotidien auprès d’une personne pas faite pour vous a fini par vous convaincre, consciemment ou non, que seule la distance et l’idéalisation vous rendraient heureux.

Alors, par crainte de vous emprisonner tout seul dans ce genre de rapport, vous avez préféré aimer quelqu’un à son insu ou de loin. Hélas, rien n’est meilleur pour le moral (et donc pour sortir du cercle infernal) que d’être l’objet de l’attention de la personne qui a piqué votre intérêt… Pour qu’une telle situation se concrétise, autant faire le tri à l’entrée. Si une fille vous plait, dites-le lui (ou faites-vous comprendre, mais clairement) vite. Même si vous n’êtes pas sur à 100 % qu’elle va vous plaire, si elle est potentiellement intéressante pour vous, flirtez. Dans le pire des cas, vous aurez tout de même évité une perte de temps, d’énergie et un claquage émotionnel.
 

 

Votre état psychologique lors de la rencontre

C’est souvent dans des périodes de vulnérabilité et de doute de soi que l’on tombe dans la dynamique de la friendzone.
L’autre est si gentil(le), si rassurant(e)… On peut se confier et on rêve qu’un beau jour il/elle vous dira « ça a toujours été toi, tu t’es livré(e) à moi et mon cœur a été à toi ». Seulement voilà, ce n’est pas comme ça que ça marche. Vous obtiendrez dans le meilleur des cas un bisou sur la joue et un jour l’élu(e) de votre cœur dira « j’ai rencontré quelqu’un ». En prime, vous devrez feindre le bonheur lorsque vous aurez droit aux séances de bécots de la personne convoitée avec son/sa partenaire : l’enfer ! Bref, vous vous jetez dans la gueule du loup. Si vous avez besoin de l’affection de quelqu’un, appelez vos ami(e)s, les vrais. « Célibataire » ne veut pas dire « seul ».
 

Le choix de votre « ami(e) » : c’est pas toujours de votre faute

Il se peut aussi que vous ayez commencé par fréquenter la personne de manière romantique, qu’elle ait ressenti votre complicité… Mais ayant réellement un goût pour les relations foireuses, vous ait friendzoné. Comme elle/il vous plaisait bien, vous avez signé votre arrêt de mort en continuant à la/le voir. Cela arrive aussi. Posez-vous alors la bonne question. Cette personne, est-elle assez mûre pour une vraie relation de couple ? En d’autre termes, « est-ELLE assez bien pour vous ? » Vraiment ? Si elle a un faible pour les minables, prenez vos jambes à votre cou : vous ne pouvez pas la sauver d’elle-même. Dans ce cas, votre erreur est dans la sélection. Vous avez le droit et le devoir d’être exigeant. Vous le méritez bien.
 

Les comédies romantiques hollywoodiennes

Si, à force de navets (si ça se trouve regardés avec elle, en plus), vous avez fini par croire que lorsque vous annoncerez que vous partez pour le Japon recommencer votre vie à votre amour secret, madame/monsieur ira au pas de course à l’aéroport vous dissuader in extremis de prendre cet avion parce qu’elle/il a finalement compris que vous êtes la femme/l’homme de sa vie, vous vous fourrez le doigt dans l’œil. Elle/il vous organisera le plus sympa des pots de départ et vous demandera une photo de vous en kimono pour vous vanner amicalement.

Ces films sont conçus pour palier les carences émotionnelles du public. Ils se calquent donc sur des situations qui sont dans la vraie vie quasi impossibles. C’est un peu le même principe que les films de science-fiction quand dans Superman Monsieur Tout le monde se transforme la nuit en super-héros, il s’agit d’un exutoire aux frustrations plus répandues : le manque d’amour, le sentiment d’impuissance, l’injustice existentielle. En regardant de près, ce n’est pas joli joli. Oubliez leurs conseils mal avisés.
 

 

Entracte : « Mais les femmes disent que… »

Qu’elles cherchent « un gentil garçon »

Et ce n’est pas faux. Imagineriez-vous à leur place qu’elles aient vraiment envie de construire quelque chose avec sale type ? Mais il y a ce que l’on choisit et ce qui nous attire. La mauvaise nouvelle c’est qu’on ne choisit pas ce qui nous attire (ni les hommes, ni les femmes). La bonne nouvelle est que ce qui attire les filles hétéros, ce n’est pas forcément le contraire d’un gentil garçon, mais un mélange de qualités qui complètent son identité de gentil garçon. Si souvent certaines femmes (on souligne le « certaines », croyez-nous, elles sont loin d’être toutes comme ça) vont vers les mauvais garçons ce n’est pas parce qu’ils sont des salauds, mais parce que leur typologie englobe un ensemble de qualités comme l’indépendance, un style de vie excitant, assez de distance pour qu’elles puissent fantasmer sur eux.

Épousez ces aspects-là de la personnalité des bad boys sans enterrer votre âme de brave type. Vous gagnerez sur les deux tableaux. Vous serez l’amant parfait et le futur mari parfait. Sachez être un minimum autocentré (attention, autocentré, pas égocentrique) : votre équilibre psychique en dépend. Injectez un peu de piment dans votre vie. Faites du saut en parachute, de la danse, de la plongée sous-marine, voyagez, lisez, prenez soin de vous (un bon look, ça aide), amusez-vous, ayez le moral, soyez poilant, soyez heureux avec ou sans compagne. Le reste se fera tout seul.
 

Que pour une femme « le sexe est moins important »

Balivernes ! La culture occidentale a rendu les femmes moins loquaces sur le sujet du sexe, certaines se sont même auto-convaincues qu’il en était ainsi, mais les femmes (Ok, la plupart des femmes) aiment le sexe tout autant que les hommes (Ok, la plupart des hommes). Et comme eux, elles veulent choisir un partenaire qui leur plait. C’est ce genre de mythe qui fait culpabiliser les hommes de désirer les femmes (comme s’ils les salissaient) et les femmes de prendre du plaisir (comme si elles ne devaient en « passer par là » que pour mettre au monde des enfants) et pourquoi la friendzone est aussi, souvent et malgré les apparences, si confortable en réalité pour chacun des partenaires.
 

Or ce genre de mythe est omniprésent, jusque dans la culture populaire contemporaine, à travers une série de détails auxquels on ne prête pas souvent attention. Cela réduit les femmes au silence et à une certaine hypocrisie sur le sujet « sexe », relégué au rang de tabou, au risque de se faire taxer de dévergondée et de subir une pesante violence sociale (et parfois des avances non désirées, des jugements et de la violence sexuelle).
 

Que « l’amitié entrave toute possibilité d’amour (sinon ce n’est pas de l’amitié) »

Énième racontar ridicule. L’amitié est un concept extrêmement vague. Il y a des amis que l’on voit une fois par an, d’autres avec qui on est cul et chemise. Il est bien clair que dans votre amitié avec une potentielle amoureuse, vous ne voulez pas être perçu de la même manière que vous l’êtes dans votre rapport amical avec Jérôme, votre partenaire de tennis. C’est là que tout se joue, vous ne la verrez pas avec la même fréquence, vous n’aurez pas exactement les mêmes sujets de conversation, ni la même gestuelle, ni la même voix. Ne JAMAIS confondre familiarité et intimité.

La familiarité tue le mystère : il ne faut pas lui rabâcher l’emploi du temps de vos journées les plus ennuyeuses ou le contenu de votre petit-déjeuner type. Plutôt, racontez-lui comment vous vous sentiez lorsque vous avez pris dans vos bras votre petit-neveu pour la première fois ou la passion qui vous anime lorsque vous faites du judo. Vous serez un tant soit peu stratégique, un chouia opaque et subtilement séduisant.
 

Qu’au fond, elles ne cherchent que « les mecs beaux et riches »

Si vous êtes tombé sur ce genre de filles, eh bien il est grand temps de réhausser vos standards. Certaines chercheront une union pour de l’argent (et on vous assure que certains garçons courent après les filles « à l’aise » financièrement), c’est vrai. Mais si vous rencontrez une personne de ce genre, mettez-vous en alerte rouge et fuyez-la comme la peste. Pour ce qui est du look, il n’existe pas de type laid, il n’existe que des types qui ne savent pas prendre soin d’eux. Jetez un œil à cet article, vous découvrirez comment vous mettre en valeur.

 

Décryptez les alertes qui signalent la friendzone

Elle vous parle des mecs avec qui elle sort.
Ce n’est pas pour vous rendre jaloux. Ou alors vous êtes tombé sur une sadique et ça serait « bye, sans regrets ». Elle vous en parle comme elle en parle à ses ami(e)s. Alerte.

Elle vous arrange des rencards avec ses copines.
Et ce n’est pas pour tester votre réaction. Dans le meilleur des cas, elle vous aime vraiment (en toute amitié) et veut vous voir heureux. Dans le pire des cas, elle redoute qu’un jour vous lui fassiez une déclaration et, sans vouloir perdre votre amitié, veut vous « caser ». Alarme.

Elle invite du monde à vos sorties.
Vous rêvez de passer du temps en tête-à-tête, elle n’y voit que du feu. Elle invite tout le monde lorsque vous lui proposez un ciné, chaque balade devient le prétexte à rencontrer toute la smala. Elle vous aime bien, mais ne tient pas spécialement à être seule avec vous. Sirène aiguë.

 


 
Elle vous sonde : « Tu vois quelqu’un, en ce moment ? »
Non, ce n’est pas par jalousie. Mais si elle vous le demande, saisissez la balle au vol et jamais, au grand jamais, ne répondez « Non ». Votre objectif est de retourner l’image monacale qu’elle se fait de vous. Parlez lui de votre intérêt pour unetelle, de votre rencard avec telle autre. Vous êtes un être sexué !

Elle se montre sous son mauvais jour en votre présence.
Elle n’hésite pas à trainer en jogging, avec un masque anti-acné sur le visage devant vous ? Cela ne dit rien de bon. Elle vous envoie chercher ses tampons en pharmacie ? S’épile dans la salle de bain pendant que vous lui parlez ? On compatit !

Elle ne vous touche jamais (physiquement).
Ce n’est pas que vous la dégoutiez, mais elle n’en éprouve nullement le besoin.

Vous dormez ensemble et rien ne s’est jamais passé.
On a tout dit.

Vous la consolez après ses ruptures et ses rendez-vous ratés.
En prime, vous êtes son psy.

Et dans sa tête à elle ?

Vous craignez de n’être pas dans ses pensées… C’est dur, on sait. Soupçonne-t-elle que vous éprouvez quelque chose pour elle ? Pas toujours, mais assez souvent, « l’amie » le sait plus ou moins consciemment. Elle remarque beaucoup de signes qui ne trompent pas, votre déception quand elle annule un rendez-vous avec vous, votre recherche d’approbation auprès d’elle, votre jalousie. Pourquoi continue-t-elle à faire comme si de rien n’était ? Comme vous, elle s’efforce de croire ce qui l’arrange. Elle vous aime vraiment comme ami et ne veut pas vous perdre. Sait-elle que vous souffrez ?

Elle doit le suspecter, mais elle ne peut pas imaginer à quel point. Vous seul connaissez l’étendue de votre douleur. Elle ne peut pas non plus mettre les pieds dans le plat en vous disant qu’elle « sait tout », au risque de passer pour trop sûre d’elle. Elle n’a peut-être pas le courage de vous briser le cœur. Elle pense peut-être à vous dire de vous éloigner un temps pour vous reconstruire, mais ne veut pas que vous vous sentiez chassé. C’est à vous seul de prendre cette décision salvatrice. Vous avez le droit de la détester au creux de votre cœur un temps mais, un conseil, ne parlez jamais mal d’elle, ne vous ridiculisez jamais et surtout ne vous mettez jamais dans votre tort. La douleur passera.
 

 
Après la phase consolation, vous comprendrez que l’élue de votre cœur n’est peut-être pas Sainte Jeanne d’Arc, mais vous verrez assez vite qu’elle n’est pas Messaline non plus. Vous a-t-elle manipulé ? Improbable. (Si oui, alors vous n’avez vraiment rien raté ! Imaginez l’enfer que serait votre vie au chevet d’une personne malintentionnée). Non. Elle a dû réellement bien se sentir avec vous (et prêtez-y attention parce que, bon sang de bois, si quelqu’un se sent bien avec vous, c’est plutôt bon signe pour votre avenir !) et a probablement un sentiment indécis et confus à votre égard au début. Votre indécision à vous a pesé dans la balance, madame s’est probablement dite que — dans le doute — c’était déjà très bien ainsi : avoir un bon copain. Et lorsque vous lui avez avoué, c’était trop tard, elle vous avait déjà rangé dans la catégorie « amis ». Ni vous, ni elle ne l’avez fait exprès.

Alors, qu’est-ce qui a cloché ? La dynamique, rien d’autre. Une relation, n’importe quel type d’interaction entre deux personnes, est une dynamique. Vous a-t-elle « mis sous le coude » ? Peut-être, mais pas nécessairement de manière intentionnelle et consciente.

Et maintenant, comment sortir de la friendzone ?

Et déjà, en sort-on ? Il est de nombreux articles alarmistes en ligne qui vous diront qu’il est impossible de sortir de la friendzone. D’autres vous diront que la friendzone n’est qu’une illusion. Car en fait, tout reste toujours possible. Parfois pas tout de suite. Parfois, certes, pas du tout. Et parfois carrément. Mais on peut s’en échapper. Et surtout, si vous êtes en train de lire cet article, c’est probablement car vous savez que vous y êtes et désirez trouver l’issue de secours. Voilà quelques conseils de vieux briscard.

Posez un diagnostic

Si tous les signes ou la plupart de ceux que nous avons énumérés, sont présents dans votre interaction, admettez-le (pour mieux en sortir par la suite) vous êtes dans sa friendzone. Vous êtes, pour elle, un non-amant. Sans doute ne lui avez-vous jamais laissé le temps, ni donné l’occasion, de vous appréhender comme un homme hétéro et potentiellement intéressé et doté de libido. Mais comment en être sûr ? Comme cela :
 

Essayez de comprendre comment elle vous perçoit

Si votre belle dame sans merci vous demande de lui rendre service, se confie à vous, se fait consoler par vous, vous fait porter les sacs lorsque vous faites du shopping, c’est qu’elle vous voit comme son mec. Mais SANS le coté sexuel. Nous ne disons pas qu’il n’y ait pas un aspect romantique à tout cela, mais ça reste complètement platonique. Ça peut durer un siècle sans jamais progresser d’un iota.
 

Confessez-lui vos sentiments

Attention ! De la bonne manière. Pas de reproches (sachez qu’une personne se sentant coupable vous évitera, même si cette personne était dans son tort). Pas de larmes ni de regard de chien battu (vous saboteriez toutes vos chances futures). N’essayez pas de la convaincre rationnellement que vous êtes ce qu’il y a de mieux pour elle (ça, vous devez le savoir au plus profond de vous). La conversation va donner à peu près cela :

« Julie, il faut que je te parle cinq minutes seul à seule… voilà, on est amis depuis quelques mois/années. J’apprécie notre amitié mais j’ai envie de plus. Je ne l’ai pas prémédité mais tu me plais, j’éprouve des sentiments amoureux pour toi…

-Ah… Je ne sais pas trop quoi dire. Je t’aime beaucoup mais en ami. Je suis navrée.

– Je comprends, je ne t’en veux pas. Il fallait que je te le dise. »

Et c’est tout !
 

 
Le but n’est pas qu’elle se mette avec vous après la confession. Au contraire, il est bien possible que ce que vous redoutiez se produise, qu’elle vous fuit un temps ou en tout cas que vous vous éloigniez un peu l’un de l’autre pendant quelques temps. L’objectif est de lui causer une première prise de conscience : VOUS n’êtes plus son ami asexué mais un potentiel amant. « Potentiel » ça veut dire que vous posez votre candidature. Et là, sauf miracle à faire trembler la Chapelle Sixtine, elle va vous jeter. Mais c’est le cours naturel des choses : rien n’est perdu. Préparez la prochaine étape en grand secret.

(N.B. Si elle réagit mal, vous prête des intentions malsaines, projette toute ses paranoïa sur vous, si du moment que vous lui parlez d’amour elle vous accuse d’être un porc, un malade, un lourd : barrez-vous ! Elle a trop de traumatismes pour vivre une relation sentimentale et elle n’est pas finaude, car ne comprend pas la nature du sentiment amoureux… Voire elle n’a pas la conscience tranquille à votre égard et joue, ou se joue, un double ou triple jeu. Évitez l’enfer!)
 

Le plan de sortie de la Friendzone

Disparaissez un temps

Vous avez toutes les raisons de ne plus vous montrer un temps. Laissez-la digérer l’info. « Thomas est un mec qui peut éprouver du désir en ma compagnie ? Thomas aime les filles et, en l’occurrence, moi ? ? C’est dingue ! ». De votre côté vous allez faire la chose la plus fun et la meilleure pour vous, la chose que vous ferez plusieurs fois dans votre vie quand tout val mal : vous réinventer.

Prenez du temps pour voir vos amis, votre famille, sortir avec d’autres filles, reboostez-vous le moral. Mangez sain, faites du sport, perdez deux ou trois kilos, offrez-vous une nouvelle coupe de cheveux, changez de style vestimentaire, partez en voyage. Ne revenez, c’est impératif, QUE lorsque vous serez métamorphosé à l’intérieur et à l’extérieur.

Laissez-lui le temps de sentir le vide causé par votre absence. Si elle vous demande pourquoi vous êtes si distant, trouvez un prétexte, ne soyez pas vindicatif. Préférez un « Désolé, Julie, je bosse beaucoup en ce moment et le soir j’ai mes cours de Capoeira, je te tiens au courant » à « Ben… parce que tu m’as jeté, co******! ».  Amusez-vous. Pour ne pas penser à elle, occupez votre esprit de plein de choses positives, faites des projets. Cela peut durer 1 mois comme 6 (oui, mais alors vivez, faites des rencontres et ne fichez pas en l’air 6 mois de votre vie sur une seule personne qui pour le moment ne veut pas de vous). Vous préparez votre retour sur scène.
 

 

 Revenez vers elle transformé

Ça y est, vous êtes un homme nouveau. Continuez à être sympa avec elle mais sans plus. Rassurez-la, vous avez tourné la page, vous voyez d’autres filles : ne le lui dites pas, tout dans votre attitude doit le suggérer. S’il le faut, demandez à une amie, une vraie, de jouer le jeu, de venir vous chercher lorsque vous avez bu un café avec l’élue de votre cœur, sans en dire plus, sans trop en faire non plus : « Ah oui parce que, tu sais, je t’ai carrément zappée, je sors avec Léa ! » est un gros groooooooos ratage ! Non seulement vous passeriez pour un goujat, mais en plus ça serait tellement gros que votre Julie n’y croirait pas un instant. Préférez un « Je dois filer, je suis à la bourre, Léa m’attend. Bisous, à bientôt » lancé nonchalamment, suivi d’un bienveillant « Prends soin de toi » avec un bisou ultra rapide sur sa joue à elle.

Restez mystérieux. Si elle vous demande qui est Léa, sortez une excuse bidon de mâle pressé de filer dans laquelle votre Julie imaginera ce que vous voulez qu’elle imagine : « C’est une copine » (oui, n’y allez pas franco avec « MA copine », sinon Julie aurait bien raison de ne pas vouloir jouer les briseuses de ménage). Avec votre Julie, ABSOLUMENT PAS DE RENCARDS ou tout ce qui y ressemble de près ou de loin. Finis, les diners en amoureux (ça sera lorsque vous le serez vraiment tous les deux), pas de longues balades dans le parc, pas de câlins, pas trop de temps à deux, invitez-la lorsque vos amis sont présents (et demandez-leur de jouer le jeu, virez celui qui risque avec ses gaffes de tout faire tomber à l’eau —il y a en a toujours un, pas de pitié !).

Vos sorties doivent être plus brèves mais plus excitantes, privilégiez une fête dans un bar insolite avec plein de monde à un ciné avec elle. Partez toujours le premier. Flirtez subtilement avec les autres filles sous son nez (et n’exagérez pas non plus). Flirtez aussi un tantinet avec elle, mais faites-lui comprendre que ce n’est que par politesse : « Ça te va bien cette coupe de cheveux », ensuite revenez à votre conversation avec Léopoldine. Ou encore, venez accompagné (une pote canon à qui vous expliquerez votre situation pourra sans se vexer à l’occasion vous rendre ce service et s’amuser à jouer un rôle de prima donna dans votre petite comédie). Le jeu devra être subtil, on ne le répète jamais assez. À la limite, maximum, ne sous-évaluez pas l’impact d’une petite mise en scène telle que vous faire rendre un T-shirt parce que « tu me l’avais prêté l’autre soir, j’ai failli oublier de te le rendre ». Là normalement, si Julie n’est pas encore jalouse, elle sera, du moins, curieuse.
 

N’hésitez plus à parler de sexe

Bien sûr, ne rentrez pas dans les détails que personne n’a envie de connaître. Mais il est hors de question que vous passiez pour un moine. Si au détour d’une conversation un(e) de vos ami(e)s lâche un commentaire sur une pratique, soyez assez mondain pour ne pas vous montrer surpris ou fermé. Si on ne dira jamais une phrase précédemment prononcée par Rocco Siffredi sur un tournage, déclarer « le/la *pratique sexuelle de votre choix* n’est pas plus désagréable que le reste » est parfaitement acceptable ! Mieux encore, se taire mais sans avoir l’air outré ni gêné : le plus souvent, ce genre d’allusion se jouera finement, il n’est pas question de dévoiler les détails intimes de vos relations et surtout JAMAIS de vos partenaires.
 

Soyez tactile

Nooooon, qu’avez-vous compris ? Il ne s’agit surtout pas de la pelotter (surtout qu’elle ne serait pas d’accord !), ni de venir lui prendre la main comme un petit garçon qui retrouve sa maman après les cours. Lorsque vous lui parlez, touchez-lui le coude ou l’avant-bras très brièvement pour souligner une partie de la conversation qui vous tient à cœur. « Tu ne peux PAS (touchage de coude) ne pas avoir vu Mulholland Drive si tu as aimé Lost Highway ! C’est VRAIMENT (brève saisie de son poignet) le meilleur David Lynch ! ». Surtout, ne faites pas attention au fait que vous la touchez, c’est sûr que si vous suez à grosses gouttes elle le verra. Soyez serein, vous êtes un type tactile, un tout petit peu, normalement quoi. Vous le faites dans presque toutes vos interactions amicales, même avec Guillaume, c’est pour dire.
 

 
C’est à partir de ce toucher, qui progressera au grès de sa réceptivité, qu’elle prendra conscience de votre potentiel. Cela peut prendre du temps, mais pas trop non plus. Si la dame n’est absolument pas réceptive, LAISSEZ TOMBER ! Si elle vous touche aussi, si le toucher se fait plus intime, plus érotique, vous êtes sur la bonne voie vers son cœur. Petit à petit, l’occasion d’un baiser devrait se dessiner. Ne ratez pas cette opportunité.

Si vous êtes tout jeune, trop timide et n’avez jamais eu l’occasion d’analyser QUAND est-ce qu’une femme a envie que vous l’embrassiez, ça tient à une série de détails microscopiques qui, collés ensemble, forment un puzzle de la taille d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Oui, évidemment, mais pourquoi ce ne serait pas à elle de passer à l’acte ? C’est une considération juste. Certains (et certaines) expliqueront que c’est dû à des raisons biologiques, résultat de millénaires d’évolution, d’autres que c’est culturel, éducatif avant tout (et peut-être un peu des deux ?). Mais peu importe, ce grand changement-là, a priori, c’est pas pour tout de suite. Alors, un peu de courage.

Observez : elle reste assise près de vous, voire s’approche, se laisse toucher, voire vous touche, il y a un feeling emotionnel entre vous, elle vous jette des petits regards, se laisse prendre la main ou vous prend la main, elle regarde vos yeux mais aussi en direction de vos lèvres… allez-y, en douceur bien sûr.
 
Extrait du mythique « Hitch- Expert en séduction ».

(Et si c’est non, eh bien tant pis. Vous en avez déjà trop fait, levez-vous, prenez congé. Sans rancune, mais il faut passer à autre chose.)

Si vous avez réussi, félicitations. Votre calvaire prend fin et une vie heureuse débute. On vous le souhaite.
 

Friendzone : Quelques bonus !

Travaillez votre voix

Les voix graves plaisent plus, c’est comme ça. Barry White, Gérard Darmon, George Clooney pourraient en dire long sur la question. Travaillez donc votre timbre. Si bien des recherches sur l’évolution de l’espèce sont de gros canulars, celle-ci s’avère plutôt. Et profitez-en pour jeter un œil à cet article d’ELLE. Si ce sont les dames qui le disent…
 

Portez un parfum sexy

Vous est-il arrivé, messieurs, d’être hypnotisé par un parfum féminin qui évoque pour vous la porte ouverte à tous les plaisirs ? Eh bien pour les femmes, c’est pareil. L’odorat est proche du centre des émotions (mais si ! Songez à la madeleine de Proust). Plusieurs femmes admettent que si une mauvaise odeur peut tuer tout désir en elles, une bonne eau de toilette évocatrice de douceur et de virilité peut faire des miracles.

Ne faite pas attention aux publicités, ne vous aspergez pas de parfums bas-de-gamme. Allez vers la parfumerie de niche (plus chère mais plus ciblée, où vous pouvez vous faire conseiller) ou misez sur quelques parfums iconiques testés et approuvés : Terre d’Hermès, Eau Sauvage ou Fahrenheit de Christian Dior, Cuore di pepe nero d’Erbario Toscano, Allure de Chanel… Vous voulez approfondir? Lui est là pour ça.
 

Maîtrisez votre gestuelle

« Body talk », vous connaissez cette chanson ultra-sexy des années 80 ? Si votre nervosité devant l’élue de votre cœur vous agite dans tous les sens… Apprenez à maitriser vos émotions et à adopter un langage corporel plus posé et affirmé. Beaucoup de coachs en ligne sont là pour ça.
 

La friendzone avec votre ex

Vous voules récupérer votre ex, qui vous a fermement rangé dans sa friendzone ? Il faut déjà se demander s’il est bien question de friendzone. Pensez-y : à un moment de sa vie, vous avez bien dû lui plaire, si elle était en couple avec vous. Puis la relation a pris fin (et c’est plus de ce côté-là qu’il va falloir creuser, si vous voulez vraiment notre avis). Vous avez sans doute opté pour l’amitié afin de vous rapprocher d’elle, mais au plus profond de vous-même, c’est d’une nouvelle relation amoureuse ensemble dont vous rêvez. Est-ce possible ? C’est déjà un gros avantage que vous avez sur le friendzoné lambda. Elle a été (et est potentiellement) attirée par vous. Si votre relation amicale fonctionne et que votre relation de couple a foiré, par contre, il faut trouver ce qui a plombé votre couple, les pensées qui la gardent à distance de vous.

Mais ensuite, votre stratégie ne sera pas si différente que celle du friend-zoné type. Vous éviterez d’être trop ami, de lui rendre service, de la consoler. Vous vous montrerez changé, plus attrayant, plus convoité. Le reste devrait se faire spontanément. Pour plus d’infos, consultez par exemple www.jerecuperemonex.com qui saura vous guider pas-à-pas dans votre parcours.
 
Et si ça ne marche pas ?
Après une longue lutte, sachez perdre gracieusement. Tout ce qui vous lie à cette personne, ce sont des souvenirs qui oscillent entre le bonheur extrême et la plus sombre tristesse. C’est excitant un temps, lorsque c’est l’avant-goût de quelque chose de meilleur, mais lassant à long-terme.

« Je ne suis pas assez bien pour elle ». Celui qui parle à ce moment-là, ce n’est plus vous. C’est votre enfant intérieur, c’est votre émotion du moment (meme si ce moment dure plus que prévu). Et comme notre société est plutôt peu calée en sens pratique et que nos amis nous veulent du bien mais ont la sensibilité d’un char d’assaut, vous commencez à croire que c’est à cause de votre bourrelet de trop que madame n’a pas voulu de vous. Si en général, les dames en subissent vraiment des vertes et des pas mûres tous les jours, il faut admettre sur ce coup-là, que les hommes endurent un désavantage. On enseigne aux garçons depuis tout petits à ne pas prêter attention à leurs émotions « parce qu’un garçon ça ne pleure pas ».

Un dernier mot…

Seulement voilà, ne pas prêter attention à un problème ça n’aide pas à le résoudre. Donc on laisse tomber la mentalité de grand-papa Cro-Magnon et on se console comme on peut. On se dit les mots qu’on a besoin d’entendre, et au diable l’autocritique : on n’achève pas les blessés, on les soigne. Ensuite, la vie reprend son cours.
 

Quelques lectures pour approfondir…

Pour parfaire votre culture générale: De l’amour est sans doute un des premiers manuels de « théorie amoureuse », écrit par un des plus illustres friendzonards lucides de la littérature : Stendhal. C’est brillant, divertissant et ça se dévore.

L’Art de la séduction est une petite Bible noire de la séduction à travers les âges. Saviez-vous que le duc de Lauzun non seulement sortit de la friendzone, mais réussit à se faire demander en mariage par la Grande Mademoiselle, la femme la plus puissante de France ?

D’ailleurs, l’écrivain californien Robert Greene analyse toutes les techniques de séduction (amoureuse, mais aussi sociale, politique) ayant existé à travers des situations types tirées de l’Histoire, de la littérature et de la politique internationale : un chef d’œuvre.

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