Vidéo : Eden, la B.O. du film qui raconte la French Touch

Bienvenue dans la Fench Touch. Avec son quatrième film, la réalisatrice Mia Hansen-Løve a choisi de raconter la naissance et l’avènement d’un nouveau genre musical. Son héros, Paul, un DJ du début des années 90 découvrira les joies d’une ascension euphorique… suivie d’une chute vertigineuse et dangereuse.

« Nous sommes toujours restés très exigeants, voire maniaques, concernant la musique, les fêtes, les chanteurs et producteurs. »

Une fiction à la lisière du documentaire, entre comédie et drama, qui mêle musique et sentiment. Voilà tout ce qu’englobe Eden. Au début des années 90, la musique électronique française est en pleine effervescence. Le DJ Paul fait ses premiers pas dans le milieu de la nuit parisienne et créé avec son meilleur ami le duo « Cheers ». Ils trouveront leur public et joueront dans les plus grands clubs de la capitale. L’ascension du jeune homme jongle avec ses histoires d’amour déconstruites et des soucis financiers. Au milieu d’une pléiade d’acteurs confirmés comme Vincent Lacoste ou Laura Smet, le rôle du personnage principal est confié à un nouveau sur grand écran. Félix De Givry connaît l’univers de la nuit et des DJ’s grâce à son collectif d’organisateurs de soirée, Pain Surprise, qui a notamment produit le morceau « Photomaton » du groupe Jabberwocky, utilisé à la fin du film.

L’histoire d’une révolution musicale entre la fiction et la réalité
La naissance d’Eden est partie de cette interrogation : « Et si je faisais un film sur ma génération, sur la jeunesse des années 90 – 2000, à quoi cela ressemblerait ? » raconte la réalisatrice de 33 ans qui s’est vite tournée vers son histoire et sur celle de son frère, Sven. « Son parcours de DJ depuis la naissance des raves, la découverte de la musique électronique, jusqu’à l’explosion mondiale de la French Touch, et une certaine désillusion, qui l’a amené à changer de vie, m’ont paru résumer de manière très pertinente l’énergie et les aspirations de ma génération », explique Mia Hansen-Løve. Ensemble, Sven et Mia ont écrit un film qui navigue entre fiction et réalité : « en revanche, nous sommes toujours restés très exigeants, voire maniaques, concernant la musique, les fêtes, les chanteurs et producteurs de Garage, l’aspect documentaire du film. En étant très près de la réalité, en demandant aux acteurs de cette scène musicale de jouer leur propre rôle et en restituant des ambiances de la manière la plus scrupuleuse possible », détaille la réalisatrice soucieuse de l’authenticité de son récit.
 

 

Une bande originale collector
Réaliser un film sur l’émergence de la musique électronique – la house, la techno, le garage et autres – implique de choisir chaque morceau comme si c’était un personnage du film. « À chaque étape, de l’écriture, au tournage et évidement au mixage, nous nous sommes demandés comment les morceaux allaient vivre. Je voulais que la musique soit très concrète et incarnée. Que l’on comprenne ce que fait le DJ, qu’on le ressente », détaille Mia. Ainsi, son film ancré dans l’humain et non dans le fantasme est rythmé par les apparitions des Daft Punk, qui deviennent de plus en plus célèbres mais en même temps sont refoulés des clubs car personne ne connait leur visage ; un des ressorts comiques du film.
Eden est le moment de se rappeler du point de départ cette musique dite « boum boum », d’abord cantonnée aux raves plus ou moins clandestines et de l’apparition d’un tout genre lexical avec « mix », « remix », « flyer« , « Dj set » … C’est dans ce tumulte que sont nés les Daft Punk, Air, Saint Germain, Motorbass, Superdiscount, Stardust, Mr Oizo et autres Cassius qui ont fini par truster les charts mondiaux.

On le comprend, la Bande Originale sera l’une des forces du film. Cette dernière est sortie ce 10 novembre… Découvrez-en quelques titres et replongez en adolescence page suivante !

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