Masterclass : les films préférés de Stanley Kubrick

Quels sont les films préférés de Stanley Kubrick ? Ceux qui ont inspiré le réalisateur de Barry Lyndon et 2001, l’Odyssée de l’espace ? Ce 26 juillet, pour l’anniversaire de naissance du maître, le British Film Institute a eu l’excellente idée de recenser ses films favoris avec la collaboration de son « bras droit » Jan Harlan.

Au sommet, pour le réalisateur de Shining ? Les Vitelloni, de Federico Fellini Lion d’argent au Festival de Venise en 1953, description d’une jeunesse bourgeoise et pourtant sans emploi (eh oui, déjà). « Je crois que Bergman, De Sica et Fellini sont les trois seuls cinéastes de ce monde qui soient autre chose que de simples artistes opportunistes« , précisait Kubrick en 1960.


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Les longs-métrages préférés de Kubrick ? Des grands classiques… Et des surprises, comme Massacre à la tronçonneuse !

Ensuite ? Cela dépend, bien sûr, des années… Les Vitelloni figuraient tout en haut de la liste qu’il avait dressé lui-même, en 1963 (l’année qui sépare Lolita du Docteur Folamour), pour le défunt magazine Cinema. On trouvait en deuxième Les Fraises Sauvages de Bergman (Wild Strawberries, 1957), suivi de l’incontournable (qu’il respectait donc aussi, bon à savoir !) Citizen Kane de Orson Welles (1941) et du Trésor de la Sierra Madre (The Treasure of the Sierra Madre, John Huston, 1948)… Un grand, grand film, on confirme (si l’on ose mêler notre avis à celui du maître), qui fit découvrir au grand public l’inimitable Humphrey Bogart.

Citizen Kane de Orson Welles

Citizen Kane, naturellement l’un des films préférés de Stanley Kubrick © DR

36 ans plus tard, en septembre 1999, l’une de ses filles, Katharina Kubrick-Hobbs, partageait ses connaissances en la matière sur le forum alt.movies.kubrick, précisant :

« On dirait bien qu’il existe un désir quelque peu étrange, chez les gens, de faire des listes à partir de toutes sortes de choses. Le meilleur, le pire, le plus grand, le plus ennuyeux, etc. N’allez pas vous perdre en surinterprétations de cette liste qui n’est issue que de souvenirs à moitié effacés… Stanley aimait les films pour eux-mêmes. Mais je crois vraiment qu’il aimait… »

Trains étroitement surveillés (Closely Watched Trains, Jiri Menzel, 1966),
Le Loup-garou de Londres (An American werewolf in London, John Landis, 1981),
Au feu, les pompiers ! (The Fireman’s Ball, 1967, Milos Forman),
Metropolois (Fritz Lang, 1927).

Auxquels elle ajoute les prévisibles Citizen Kane, Le Parrain (The Godfather, Francis Ford Coppola, 1972) ou Vol au-dessus d’un nid de coucous (One flew over the cuckoo’s nest, 1975, un film terrifiant sur la psychiatrie signé Milos Forman, avec un grand Jack Nicholson dans le rôle principal)… Ou les un peu plus inattendus —mais effectivement chefs d’œuvre— que sont Massacre à la tronçonneuse (The Texas chainsaw Massacre, Tobe Hooper, 1974), Un Après-midi de chien (Dog Day afternoon, Sydney Lumet, 1974) ou Le Silence des Agneaux (The Silence of the Lambs, Jonathan Demme, 1991).

En d’autres termes, s’il reste un des films de cette liste que vous n’avez pas encore vu… Vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Tous les films, tous les détails accompagnés de phrases vachardes et conseils éclairés garantis Kubrick se trouvent (en anglais) sur le site du British Film Institute, ici.

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