Que faire après « Les Rencontres d’après minuit ? »

Sortir du « film-français-sur-des-bourgeois-surriches-qui-pleurent-leurs-amours-passées-en-dialogues-qui-durent-trois-heures-dans-leur-600-mètres-carrés-avec-vue-sur-la-Tour-Eiffel », c’est possible !

Par exemple à l’aide de ces quatre réalisateurs moins parisiens, moins narcissiques et beaucoup plus talentueux que la moyenne locale, qui présentent ces mois-ci leurs premiers long-métrages.

Hélier Cisterne

Preuve vivante qu’une adolescence briviste et des études de philosophie mènent à tout, Hélier Cisterne vient de tourner, à Strasbourg et à la sueur de son front, un film de super héros sans costume, où deux ados bien proprets assaillent les toits de la ville à coups de peinture une fois la nuit tombée. Tout ça parce qu’un jour, un peu par hasard, il a découvert Crash de Cronenberg et compris que le cinéma, c’est la vie -et plus.

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© Ph. Lebruman

Vandal est un récit initiatique fougueux et anxiogène, un « roman de désapprentissage » coécrit avec Gilles Taurand et l’âme sœur Katell Quillévéré (Un poison violent, Suzanne). Pourquoi le milieu du graff ? « Parce que, dit Cisterne, c’est l’une des seules formes de culture inventée et développée par des adolescents ».

En fond sonore il y a le hip-hop de Sasha Go Hard et les ballades mystérieuses d’Ulysse Klotz. Sur les murs, les graffs captivants de Lokiss, Pisco Logic et Orka. Et pour crever l’écran, trois ados même pas tous pro qu’on croirait sortis de The Wire (Zinedine Benchenine, Emile Berling et Chloé Lecerf). Quelques adultes aussi, mais on n’est pas là pour ça.

Vandal, de Hélier Cisterne (En salles)

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